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Le Peintre de batailles

Ancien photographe, Faulques vit retiré du monde. Hanté par les horreurs des champs de bataille, la peinture est son exutoire. Sa vie bascule quand surgit Markovic, combattant croate décidé à lui demander des comptes. Photographié par Faulques pendant la guerre en Bosnie, devenu malgré lui le symbole du combattant croate, Markovic a assisté aux massacres de sa famille et de ses compagnons. Retiré dans une tour sur une côte méditerranéenne, Faulques a entrepris un projet ambitieux. Peindre sur la circularité de son refuge la Bataille qui en résumerait toutes les autres. Celles qu’il a traquée des années durant à travers son objectif de photographe dans les zones de conflits au quatre coins du monde. Vaste entreprise à laquelle le personnage du dernier roman de Perez-Reverte consacre des heures d’études et de méditation, examinant les toiles des plus grands maîtres, étudiant les détails, les procédés à la recherche du secret de l’alchimie, de la clé, de la formule. Reverte surprend, innove et dérange. Il nous parle de nous-même à nous-même, questionne la nature de la tragédie humaine et de ses paradigmes. Il soulève la question « urgente » de l’éthique du métier de reporter de guerre à une époque où la mort s’étale à longueur de pages de journaux, s’achète et se vend sur cliché ; concourt aux plus grands prix de photographie de presse.

Le Peintre de batailles d’Arturo Perez-Reverte
Editions : Points, 2008



Chroniques de Pékin

Les éditions Xiao Pan profitent de cette année olympique pour éditer ce recueil : dix auteurs proposent donc une histoire en rapport avec l’arrivée des JO dans leur capitale. « Chroniques de Pékin » raconte, à travers cette dizaine de points de vue variés, du plus réaliste au plus onirique, cette Chine en train de changer. Les anciennes habitations sont remplacées par des buildings high-tech, le fossé entre la jeune génération et ses aînés s’est creusé, et l’imminence de joutes olympiques a accéléré certaines évolutions. Ainsi, plus question de se promener torse nu dans la rue : les Chinois doivent donner au monde une image évoluée et civilisée. Vu la moyenne d’âge des auteurs présents dans ce recueil, « Chroniques de Pékin » se concentre plutôt sur les jeunes, qui voient dans cet événement planétaire le moyen de changer leur vie, de rentrer de plain-pied dans un futur qu’ils imaginent glorieux et heureux. Leur enthousiasme débordant surprend même, et s’apparente à un certain manque de recul : ni politiques, ni critiques, les histoires contenues dans ce recueil manquent parfois de présence ou d’épaisseur, mais dégagent un espoir illimité en l’avenir, dressant le portrait d’une Chine pleine d’allant et d’ambition.

Chroniques de Pékin de Collectif
Editeur : Xiao Pan, 2008



Où vont les bébés ?

Contrairement aux nounours, les bébés grandissent, ils sont même impatients de devenir grands ; difficile à croire… Un après-midi, Petit Pote est triste : il se rappelle sa jeunesse avec Grosbert, lorsqu’ils avaient un bébé à eux. Où leur bébé a-t-il bien pu disparaître? A croire Grosbert, les bébés deviennent des grandes personnes et ont des bébés à leur tour. Est-il possible qu’ils y prennent vraiment plaisir ? On se demande souvent d’où viennent les bébés, mais plus rarement ce qu’ils deviennent. C’est pourtant ce qui préoccupe Petit Pote et Grosbert, deux oursons à l’air un peu perdu. Dans un monde préservé, les animaux en peluche d’«Où vont les bébés» vivent, pensent et ressentent comme de vraies personnes. Ballons et balançoire, navires en papier et pâtés, dînette et belles histoires, Petit Pote et Grosbert habitent un univers très enfantin, fait de jeux et de jouets.

Où vont les bébés ?  d’Elzbieta
Editeur : Rouergue – Publication :14-5-2008

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