Médecine du sport : 15 morts subites chez les sportifs depuis 2001

Médecine du sport : 15 morts subites chez les sportifs depuis 2001

Pour l’ensemble des sportifs marocains, il n’existe que 420 médecins sportifs.
«La médecine du sport est une médecine préventive, curative et de récupération. Depuis 2001, il y a eu 15 morts subites en pleine compétition au Maroc», a déclaré à ALM Abderrahmane Mdaghri, médecin du sport. La médecine du sport est aujourd’hui une nécessité et non pas un luxe. Cette discipline a vu le jour au Maroc depuis 1983, à l’occasion des Jeux méditerranéens. Ce n’est qu’en 1994 que la médecine du sport a été officiellement reconnue comme spécialité à part entière dans notre pays.
« Plus de 420 médecins spécialistes en médecine du sport exercent jusqu’en 2008 sur le territoire national. Les médecins se trouvent même dans les régions les plus lointaines du Royaume », ajoute M. Mdaghri.
Le médecin du sport est un encadrant qui doit assurer le bon état de santé des sportifs physiquement et psychiquement. La pratique sportive doit être encadrée par des personnes compétentes qui connaissent parfaitement les besoins spécifiques du pratiquant en fonction d’un ensemble de paramètres. Le sport est un phénomène de société. Sa pratique offre une amélioration de l’état sanitaire, psychique et social de l’individu. Les médecins sont unanimes : plusieurs maladies chroniques en l’occurrence, le diabète et l’hypertension peuvent être évitées par la pratique du sport. La loi nationale sur l’éducation physique et les sports stipule dans son article 59 que «Toute personne désirant participer à des compétitions sportives doit se soumettre à un contrôle médical. À cette fin, les associations sportives concluent avec un ou plusieurs médecins régulièrement autorisés à exercer … des conventions par lesquelles l’association met à la disposition de ses adhérents un contrôle médical ayant pour objet la certification par les médecins de l’aptitude physique de l’adhérent à participer aux compétitions concernées».  Ces conventions doivent être approuvées par l’Ordre national des médecins.  En outre, l’article 60 de la loi ajoute que «en cas d’infraction aux dispositions de l’article 59, l’administration peut prononcer, à titre définitif ou temporaire, l’interdiction de participer à des compétitions sportives à l’encontre des contrevenants et à l’encontre de l’association, la ligue, la fédération ou la société sportive qui a organisé la compétition, l’interdiction d’organiser des compétitions ou d’y participer». La médecine du sport est un domaine prometteur dans notre pays, mais qui nécessite amplement de compétences et de soutien des départements concernés en l’occurrence le ministère de la Jeunesse et des Sports et le ministère de la Santé publique. Côté formation, il n’existe pas encore d’école nationale de médecine du sport au Maroc. Les médecins marocains après qu’ils aient obtenu un diplôme en médecine générale  poursuivent cette spécialité en France ou en Belgique généralement. La durée des études varie entre 2 et 3 ans.
Toutefois, les médecins nationaux peuvent désormais poursuivre leurs études grâce à une formation privée qui se fait actuellement à Rabat. Cette formation est assurée par des professeurs universitaires marocains et français de l’université de Rennes.  Les lauréats obtiennent des diplômes délocalisés, leur permettant d’exercer leur mission. L’amélioration des performances des sportifs ne se limite plus à ses capacités physiques, mais dépend aussi de l’équipe technique qui l’entoure. Par ailleurs, pour préserver l’éthique et la crédibilité du sport, un projet de loi sur  la création d’une Agence nationale anti-dopage est soumis au secrétariat général du gouvernement. Cette agence devrait répondre aux recommandations de la commission médicale relevant du Comité national olympique marocain (CNOM). À titre indicatif, le Maroc a ratifié la convention internationale contre le dopage dans le sport. Cette convention a pour but, dans le cadre de la stratégie et du programme d’activités de l’UNESCO  dans le domaine de l’éducation et du sport, de promouvoir la prévention du dopage dans le sport et la lutte contre ce phénomène en vue d’y mettre un terme.

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