Mexique : quatre détenus tués dans une prison mexicaine

Une quinzaine de détenus ont maîtrisé des gardiens et sont allés tuer les occupants de deux cellules, a expliqué le Parquet régional. La directrice de la prison, située dans le nord du Mexique, arrêtée lundi dernier, est accusée d’avoir laissé sortir des détenus qui se sont livrés à des règlements de comptes à l’extérieur, et ont notamment commis un massacre de 17 jeunes gens au cours d’une fête. Dans une vidéo à l’origine de l’arrestation de cette fonctionnaire, un policier accusait le puissant cartel de drogue de Sinaloa. En réponse, celui-ci avait enlevé quatre journalistes, libérés depuis par la police fédérale, en exigeant de leurs médias la diffusion de vidéos dénonçant au contraire la collusion de leurs rivaux, les «Zetas», avec la police locale. Une mutinerie dans cette même maison d’arrêt avait fait 20 morts et 30 blessés en août 2009. Au Mexique, la «guerre des cartels» pour le contrôle du trafic de drogue fait rage y compris à l’intérieur des pénitenciers. Le bilan de ce conflit de longue date a atteint des niveaux record depuis décembre 2006, quand Felipe Calderon, dès son arrivée à la présidence, a déclaré la guerre aux cartels: 25.000 morts dans les règlements de comptes entre trafiquants, et leurs affrontements contre l’armée et la police.» Rappelons que des détenus que la directrice de la prison laissait sortir la nuit pour commettre des meurtres sur commande avec les armes de leurs gardiens ont tué trente personnes dans trois carnages effectués durant l’année en cours. Dix-sept personnes étaient mortes criblées de balles le 18 juillet lors d’une fête dans un centre de loisirs. Neuf jeunes ont été tués dans une autre tuerie dans un bar le 15 mai, tandis que dix autres personnes ont succombé à une fusillade le 1er février à Torreon, ville qui se trouve à proximité de l’établissement pénitentiaire de Gomez Palacios. Les prisonniers sortaient avec l’autorisation de Margarita Gomez, la directrice de la prison, placée actuellement en détention préventive avec trois autres employés «pour avoir perpétré des vengeances sur commande en utilisant des véhicules officiels pour les déplacements et les armes de gardiens de prison pour leur réalisation», a expliqué le porte-parole.

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