M’hamed Bhiri : «Je mène une lutte sympathique contre le temps»

M’hamed Bhiri : «Je mène une lutte sympathique contre le temps»

M’hamed Bhiri, l’illustre journaliste du paysage audiovisuel marocain relate d’un ton nostalgique son histoire avec les montres. Evoquant ce sujet, M.Bhiri confie à ALM : «Dès mon jeune âge, j’ai toujours été impressionné par les montres aux poignets des adultes».
Depuis sa jeunesse, la montre a une symbolique singulière pour ce grand homme de la radio et de la télévision marocaine. Enfant, M’hamed Bhiri rêvait de porter une montre, mais ne pouvait pas se permettre ce luxe. Il avait finalement trouvé un moyen pour se consoler: croquer une friandise portant les signes d’un cadran de montre, communément nommé «bonbon de la montre» ou «fanid el magana». Au fur et à mesure que M.Bhiri grandissait, ses caprices mûrissaient. Un jour, il réalisa qu’il lui était temps d’opter pour des horlogeries plus vraisemblables. Ainsi, il affirme ironiquement: «j’ai troqué le bonbon contre des montres en plastique». Le petit Bhiri déboursait un prix inestimable pour acquérir ce «joyau». «A l’époque, cela me coûtait une richesse», annonce-t-il d’un air sympathique. Il était contraint de payer de 10 à 30 centimes pour acheter ces montres. Quelle fortune! En dépit du coût, cela représentait énormément pour lui.
Par ailleurs, «Dogma» est la marque de la première vraie montre à avoir orné son poignet. «C’était la montre de mon père. Je l’ai portée durant mon adolescence  ainsi qu’une bonne période de ma vie», déclare M’hamed Bhiri. De part son design classique, cette montre suisse l’a toujours fasciné. Au fil du temps, notre adolescent est devenu un éminent journaliste qui a vu défiler plusieurs montres sur son poignet, tantôt des classiques, tantôt à quartz ou à affichage électronique ; les tendances s’imposent.
Et pourtant, M. Bhiri ne semble pas tellement convaincu. «Je n’ai jamais apprécié tous ces détails sophistiqués que les designers tendent à ajouter de manière superflue», affirme-t-il. Et de poursuivre: «cela ne représente pas l’esthétique noble des horlogeries». En effet, M. Bhiri s’avère être un homme de classe. Il a, plutôt, un penchant pour les montres classiques à aiguilles apparentes, munies d’un cadran plat et d’un affichage visible. «De préférence dotée d’un remontoir, un fond blanc et de chiffres noirs», ajoute avec précision ce journaliste. En l’interrogeant sur sa montre qu’il porte actuellement, il esquive la réponse modestement: «Je ne veux pas paraître prétentieux et vous dire quelle marque je porte».
Certes, M’hamed Bhiri est loin de s’intéresser aux apparences. Car entre temps, il mène une lutte sympathique contre le temps. «J’avance ma montre de cinq minutes, malgré cela j’ai toujours l’impression d’être en retard», assure-t-il. Avec M’hamed Bhiri, la ponctualité est de rigueur.

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