Mjid Bachir, le football de père en fils

Mjid Bachir, le football de père en fils

Issu d’un milieu footballistique, Mjid intègre le Chabab de Mohammedia dès l’âge de 11 ans. Il regagne les minimes, pour évoluer après dans la catégorie des cadets avant de rejoindre l’équipe A du club SCCM. Son père, Abdeslem Bachir, avait fait ses débuts à Fédala Sport et joué de nombreuses années à l’USM. Abdeslem avait été sélectionné dans l’équipe nationale à maintes reprises et avait été capitaine de l’équipe nationale de 1946 jusqu’à 1956.
A 33 ans à peine, un accident de la circulation lui coûte la vie. Sa mort a endeuillé l’univers des sportifs marocains. En hommage à ce grand homme, la municipalité de Mohammedia répondant au voeu du comité du Chabab, a baptisé le stade municipal en son nom perpétuant ainsi le souvenir de ce sportif parti si tôt.
Mjid Bachir a donc été le successeur qui devait porter le flambeau de son père. Footballeur de talent, Mjid a commencé très jeune à jouer au foot avec ses amis dans les quartiers de la ville des fleurs. «On jouait dans les multiples terrains vagues de notre ville, surtout à la casbah et à la plage. Le football me passionnait beaucoup», confie Mjid. A 19 ans, lors de la saison 1963-1964, il rejoint l’équipe A du Sportif Club Chabab de Mohammedia. «Mon premier match au sein de l’équipe A du SCCM était contre le KAC. C’était émouvant, j’avais joué en compagnie des grands : Ouled Jyar, Raad, Beguar, Faras, Acila est les autres», raconte-t-il. Et d’ajouter, «lorsque j’ai intégré le SCCM, mes collègues et moi avions comme mission de maintenir le club en 1ère division. Ce n’est qu’à l’arrivée de l’entraîneur El Khoumairi que le Chabab de Mohammedia a commencé à jouer les premiers rôles au sein du championnat national. On s’était classé 4e et 5e », révèle-t-il. En 1972, le SCCM s’est qualifié à la finale du championnat national qui n’a pas eu lieu pour des raisons politiques. Le club du Chabab de Mohammedia a également gagné la coupe du Maghreb arabe.
Mjid a joué au sein de l’équipe nationale, il a été intégré en 1965 dans la catégorie des minimes, pour passer après aux cadets et à l’équipe nationale Espoir.
«En 1968, Cluso l’entraîneur des FAR a fait appel à moi pour renforcer l’équipe, lors du championnat du monde militaire. Nous avons joué contre l’Espagne, mais nous avons été éliminés de la compétition», raconte ce dernier.
 Mjid a évolué aux côtés de Allal, Amor, Fadili, Bamous, Abdallah et les autres. En 1969, toujours remplaçant, il a participé aux éliminatoires des Jeux olympiques de Munich. En 1974, Mjid a mis fin à sa carrière de footballeur et il a quitté le Maroc pour travailler en Grande-Bretagne. Ait Menna, un des dirigeants du club SCCM, est parti le chercher pour rejouer au Chabab. Quelque temps après, Mjid a récidivé en quittant de nouveau son club pour partir en France pour 14 mois. Il intègre la société CGE de 1980 jusqu’à 2006. Actuellement, Mjid a 61 ans et est père de 4 enfants : deux filles et deux garçons. «Aucun de mes deux garçons n’est footballeur, ils jouent tous les deux au football, mais sans l’exercer. La situation critique de notre football national n’est pas du tout motivante. Peut-être qu’à notre époque, ç’aurait été possible, mais, aujourd’hui, il n’en est pas question. Si on avait de très bons dirigeants de football, ce sport populaire se serait développé», explique-t-il avec regret.
Mjid et les autres footballeurs de sa génération ont toujours porté haut et fort pour les couleurs nationales. Ils ont créé et vécu les moments de gloire de toute une histoire, de toute une passion vouée au football.

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