Mohamed Abdou chante la beauté du Maroc

Mohamed Abdou chante la beauté du Maroc

«C’est une soirée inoubliable. Voir Mohamed Abdou, sur scène et dans notre pays, j’en ai toujours rêvé» ; déclare une spectatrice sous le charme avant même de voir monter sur scène, Mohamed Abdou. C’était dimanche 15 juin 2008, à peine 16h de l’après-midi, de nombreux spectateurs étaient déjà devant les grandes portes donnant accès à la majestueuse place Bab Makina. Vers 18h les lieux  étaient archi-combles. A 20h 30, on annonce, devant un public, impatient de retrouver son idole, le commencement de la soirée Mohamed Abdou. Mais avant, il a fallu rendre un hommage posthume à la mémoire de Hicham Belqas du groupe marocain «Fnaïre», décédé suite à un tragique accident de la route survenu dimanche 15 juin à Fès.
Le bal de la soirée avait été ouvert par un charmant intermède musical exécuté par l’orchestre Abderrahim Mountassir. Quelques minutes après, apparaît sous un torrent d’applaudissements et de youyous, le serein Mohamed Abdou. Il interpréta des titres comme « Chibiha Rih», «Ma Ad Badri», «Al-Maâzim», «Allah Aliha», «Lana Allah», «Ikhtalafna» «Hada Al Masaâ», «Al Amakin», ayant offert au public un bouquet intelligent agrémenté de chansons romantiques et soufies.
La belle cerise sur le gâteau était la chanson intitulée «Ard Al-Maghreb» «Terre du Maroc» dont le texte a été écrit par le grand poète saoudien Ibrahim Khafaja. «Ibrahim Khafaja dédie au peuple marocain, frère et ami, ce poème écrit spécialement pour le Festival des musiques sacrées du monde de Fès et dont je suis moi-même le compositeur», déclare Mohamed Abdou. Séduits, les spectateurs répétaient avec l’artiste, le refrain de la chanson «Ard Al Maghrib»: «Wadiî Al Yaâssa Wa Safir  Wa Ghrobi Wa Ch’tari Al Hosna Fi Ardi Al Maghribi » Dis adieu au désespoir, voyage et disparaît et cherche la beauté sur la terre du Maroc». 
Mohamed Abdou aurait ainsi admirablement marqué cette 14ème édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde, aux côtés de Majda Roumi et Ghada Choubaîr, Fadel Jaziri, Abdelwahab Doukkali. Lotfi Bouchnak…
Le Festival a de nouveau réussi à créer des passerelles entre cultures et religions et à véhiculer des valeurs de paix, de coexistence, de tolérance et d’amour.

Trois questions à Mohamed Abdou


ALM : Une nouveauté pour le Festival des musiques sacrées du monde de Fès ?
Mohamed Abdou : Un poème écrit par Ibrahim Khafaja sur la beauté du Maroc, la générosité des Marocains et de leur Souverain, leur richesse culturelle, géographique, leur enracinement dans le traditions et leur ouverture sur les cultures du monde.   

Quel est selon vous le rôle de l’artiste et de la culture dans la société d’aujourd’hui ?
Pour pouvoir remplir un rôle constructeur et transformateur dans la société, l’artiste est amené à demeurer sincère avec lui-même et avec son public. Notre rôle consiste à transformer et éparpiller un peu de bonheur au milieu de tous ces spectateurs qui vous font confiance et qui vous accompagnent tout au long de votre carrière. L’artiste doit toujours avoir en tête trois interrogations: pourquoi je chante, comment je chante et qu’est-ce que je chante ?
Une société sans culture est pareille à une source d’eau asséchée. La culture est notre nourriture spirituelle. Un peuple sans culture est un peuple sans mémoire.

Un mot sur la soirée Abdelwahab Doukkali.
J’en ai été séduit. Je salue le courage de Doukkali qui a réussi à pénétrer les secrets des textes philosophiques et soufis de nos  grands imams et philosophes.  

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