Mohamed Belahrach : l’épicurien qui tue les prostituées (14)

Mohamed Belahrach : l’épicurien qui tue les prostituées (14)

Mohamed Belahrach se tient debout dans un coin de Derb El Berkaoui, guette les passants, regarde les prostituées en quête d’un client, mais il essaie de ne pas être remarqué. Tout d’un coup, il avance rapidement vers une maison close qu’il avait fréquentée à plusieurs reprises. C’est le domicile de Aïcha Slima, une maquerelle qui se prostitue parfois, très élégante, à la taille svelte, un visage aimable et les yeux charmants. Son corps excite Mohamed Belahrach et le rend comme un fou qui désire, à chaque moment, coucher avec elle. Elle, également, le désire, le trouve très chaud, très excité, le trouve comme une machine sexuelle qui apaise les flammes de son corps. Belahrach arrive au seuil du domicile d’Aïcha Slima, s’y plante pour quelques secondes comme s’il hésite, puis il regarde autour de lui. On dirait qu’il s’assure que personne ne se rend compte de sa présence. Doucement, il frappe à la porte. Personne ne lui répond. Il frappe une seconde fois. La voix d’Aïcha provient de l’intérieur: Qui frappe à la porte ?
«Moi, moi…», répond Mohamed rapidement et à voix basse comme s’il craint d’être entendu par une autre personne qu’elle.
«Rentre, Si Mohamed. Tu n’es pas un étranger de la maison pour rester dehors à attendre afin que je te permette de rentrer».
La réponse le réconforte. Il pousse doucement la porte et rentre.
«Ahlan, Mrahba, Mrahba Si Mohamed…Où étais-tu pendant tout ce temps ? Nous ne t’avons pas vu depuis plus d’un mois…Je ne te plais plus ?».
Mohamed la regarde du haut vers le bas, lui touche les fesses et éclate de rire.
«Tu me plais toujours Lalla Aïcha…Tu es la meilleure des femmes. Je rêve de toi chaque nuit», lui chuchote-t-il à l’oreille.
Et elle lui répond en souriant : «Mais tu ne dors pas la nuit pour rêver de moi».
Il éclate de rire une fois encore. Puis, il lui embrasse les lèvres. Elle sent comme un court-circuit qui électrocute ses veines. Elle le serre en lui disant que : «Personne n’est à la maison et personne ne sera là cette nuit sauf moi et toi». Mohamed la serre également, puis la relâche pour la jeter ensuite sur le lit et commence à la couvrir d’étreintes. En tenue d’Eve, ils se basculent sur le lit. Dans les quatre coins du domicile, on n’entend que des soupirs et les grincements du lit. Tout d’un coup, c’est le septième ciel. Ils se reposent, conversent, versent un premier verre de vin rouge, puis un deuxième. Et il fixe ses yeux comme s’il cherche sa lumière, il la dévisage tout en touchant sa chair.
«Tu sais ce qui m’excite en toi?», lui chuchote à l’oreille. Ce n’est pas la première fois qu’Aïcha a partagé le même lit avec Mohamed. C’est la énième. Elle connaît ses habitudes et ses penchants sexuels. Elle sait ce qu’il désire. Elle s’allonge sur le lit, sa poitrine collée au matelas. Mohamed couvre son dos et ses fesses d’étreintes. Tout d’un coup, elle s’agenouille. Belahrach se positionne et commence à la sodomiser. En atteignant son orgasme, il la sollicite de rester dans la même position.
«Je veux recommencer», lui dit-il. Elle lui cède. Quand ils commencent à branler, il met sa main dans sa veste qui est encore sur le lit. Aïcha ne se rend compte de rien. Elle halète et pousse des voix tout en lui demandant de continuer. Tout d’un coup, elle pousse un cri strident. Mohamed lui donne deux coups de couteau.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *