Mohamed Majd : «Je cherche toujours des rôles dont je suis le plus convaincu»

Mohamed Majd : «Je cherche toujours des rôles dont je suis le plus convaincu»

ALM : Vous avez joué dans plusieurs films dont notamment : «Ali Zaoua, prince de la rue» en 2000, «Le grand voyage» en 2003, «Mille mois» en 2002, «Tenja», 2004. Lequel de ces films vous a le plus marqué ?   
Mohamed Majd : Les deux films qui m’ont vraiment bouleversé sont ; «Ali Zaoua» et «Le grand voyage». En plus du film «En attendant Passolini» de Daoud Ouled Essayed.

Vous participez aussi à des productions étrangères. Quelle est selon vous, la différence entre le travail avec des productions étrangères et les productions nationales ?
Il y a une grande différence entre les productions étrangères et les productions nationales, ne serait-ce qu’au niveau du coût. Concernant nos productions, on peut citer à titre d’exemple, le film «Le grand voyage»,  qui a nécessité un montant n’ayant pas dépassé deux millions d’euros. Généralement les grands films marocains ne dépassent pas 400 millions de centimes. Quant aux productions étrangères, elles sont réalisées à pas moins de 150 millions de dollar. De même dans les productions étrangères l’acteur se sent privilégié et respecté. Il est considéré comme une star, surtout s’il est connu sur la scène. Pour les productions  nationales on travaille plus avec le cœur, l’amour, par amitié pour les réalisateurs. On n’exige pas les mêmes cachets que nous offrent  les producteurs étrangers.

Quel est votre secret de réussite?
Sincèrement, je n’aime pas travailler dans n’importe quel film. Je préfère faire un seul film par an. C’est une question de principe pour moi. Je suis très exigeant. Je cherche toujours des rôles dont je suis le plus convaincu.

Etes-vous satisfait de ce que vous avez réalisé jusqu’à maintenant ?
Sincèrement, oui. Je suis très satisfait de ma carrière.

Comment voyez-vous le cinéma marocain actuel ?
Il n’y avait pas de cinéma au Maroc avant l’année 2000. Ce n’était pas du cinéma pour moi. Le cinéma n’a fait un bon départ qu’en 2000. Depuis lors, les productions nationales participent à de grands festivals. Elles ont réussi à remporter des prix aux niveau national et international. Avant l’an 2000 les productions nationales ont rencontré plusieurs difficultés surtout au niveau du financement.  À ce sujet, je peux citer les grands problèmes qu’a rencontré notre confrère Kamal Kamal à cause du marque des moyens de productions. Mais après 2000, je peux dire qu’une petite fenêtre s’est ouverte pour donner un réchauffement au cinéma marocain.

Parlez-nous un peu de votre actualité ?
Je suis en train de tourner un nouveau feuilleton intitulé «El Majdoub» de Farida Belyazid. Le public peut voir ces premiers épisodes pendant la fin du mois de Ramadan. Le scénario de ce feuilleton a été écrit par Homani, un originaire de Settat. Ce travail lui a pris cinq à six ans de réflexion. En effet, ce feuilleton raconte l’histoire d’El Majdoub  depuis l’âge de 12 ans. Dans ce travail je joue le rôle du père d’ El Majdoub.
Parlez-nous de vos préoccupations pendant la période estivale ? 
Je n’ai pas d’autre profession à part le 7ème art. Je consacre tout mon temps à mon travail. Il faut savoir qu’un téléfeuilleton prend beaucoup de temps. Un seul épisode prend 10 à 11 jours pour «El Majdoub» qu’on est en train de tourner depuis le mois de mars, on n’a pas pu dépasser 10 épisodes.

Quel est votre chanteur préféré?
En musique, j’adore tous les piliers de la musique marocaine à savoir Naima Samih, Abdelouhad Doukkali, Abdelhadi Belkhayat et d’autres.

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