«Ne pas négliger notre riche identité musicale»

«Ne pas négliger notre riche identité musicale»

ALM : Vous venez d’enregistrer une chanson avec Elam. C’est quoi le secret de ce duo ?
Mohamed Darhem : C’est un projet de fusion entre deux générations et deux styles de musique appartenant à une même origine, soit la musique gnaouie et les rythmes Ragga. Il s’agit d’une chanson d’été, dont l’idée est née d’une discussion entre moi et Elam. Ce n’est pas la première fois que je travaille avec ce chanteur, j’ai déjà eu une expérience avec lui dans la chanson qu’on avait conçue pour soutenir la candidature 2010 du Maroc.

Ce travail avec Elam annonce-t-il votre retour à la scène ?
C’est un projet parmi tant d’autres. Après mon projet avec Elam, – auquel j’ai adhéré parce qu’il réunissait toutes les conditions professionnelles -, j’envisage aujourd’hui d’enregistrer un nouvel album, mais à titre individuel. Ces derniers jours, je suis complètement absorbé, – avec mes collègues à la Coalition marocaine pour l’art et la culture -, par la préparation d’une plate-forme pour la Mutuelle nationale des artistes. Nous nous apprêtons d’ailleurs à tenir, le 24 juin, une assemblée générale à Mohammédia, qui regroupera toutes les disciplines artistiques, pour permettre aux artistes d’examiner cette plate-forme.

Vous venez de rentrer de Tunisie. Quel a été l’objet de cette visite ?
J’ai participé le 15 juin à la Star’Ac Maghreb, en tant qu’invité. J’ai interprété en prime la chanson «Sakanni», qui a été chaleureusement accueillie par le grand public, en dépit de quelques problèmes techniques. Je n’avais pas suffisamment de temps pour répéter avec les candidats.

Quel rapport avez-vous avec la chaîne de télévision tunisienne « Nesma » ?
Je collabore avec les Tunisiens pour promouvoir la chanson maghrébine. Après la Star-Ac, on va travailler sur un autre projet destiné à la production, la promotion et la distribution des œuvres des artistes lyriques maghrébins, y compris ceux qui résident en Europe.

Que pensez-vous du phénomène de la Star-Ac ?
Quand j’ai été invité à discuter la première fois avec les promoteurs de la Star’Ac Maghreb, j’ai insisté pour que ce concept ne soit pas copié sur ceux en cours en Orient ou en Europe.
Il fallait faire en sorte que l’émission respecte la bien-séance et puisse, de ce fait, être regardée par tous les membres d’une même famille.

Comment évaluez-vous la participation marocaine à la Star’Ac Maghreb ?
Nous avons déjà un Marocain finaliste et, dans la demi-finale filles, qui aura lieu ce vendredi 22 juin, on espère avoir une Marocaine à la finale. J’espère que l’heureux lauréat de la finale sera une ou un Marocain.

Que pensez-vous des nouvelles tendances musicales ?
Pour moi, la musique, c’est un grand chantier ouvert a tout le monde. Bien entendu, les jeunes peuvent s’exprimer comme ils l’entendent. Cela dit, on ne doit pas oublier qu’on a une très forte identité musicale qu’il ne faut pas négliger.

Artiste, vous êtes aussi syndicaliste. Un artiste doit-il nécessairement faire partie d’un syndicat ?
Il vaut mieux militer sous l’égide d’un organisme qui prend sur lui la défense des intérêts des artistes, que continuer à faire cavalier seul. Adhérer à un syndicat permet à l’artiste de faire entendre au moins sa voix, c’est plus que nécessaire.

Prendrez-vous des vacances cet été ?
Si je prends des vacances, c’est uniquement pour ma famille. Même en vacances, je travaille.

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