Neuf plages déclarées non conformes

Neuf plages déclarées non conformes

Neuf plages viennent d’être déclarées non-conformes à la baignade. Il s’agit de Calabonita (province d’Al Hoceima), Asilah-port et Malabata, Tanger-Ville (wilaya de Tanger-Tétouan), Miami (Larache), Rabat, Salé (wilaya de Rabat-Salé), Oulad Hmimoune, Aïn Sébâa (Grand Casablanca) et Sidi Ifni (province de Tiznit). Ces plages ont été déclarées non conformes, selon le rapport annuel 2007-2008 concernant le programme national de surveillance de la qualité des eaux de baignade des plages du Royaume (QEB). Ce constat est l’œuvre du ministère de l’Equipement et du Transport et le Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement, avec l’appui de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement. Cette année, 100 plages, avec 297 points de prélèvement (75 plages sur l’Atlantique et 25 sur la Méditerranée), ont été sujettes à des opérations de surveillance de la qualité des eaux de baignade. Ces opérations de prélèvement ont été assurées par le Laboratoire national d’études et de surveillance de la pollution et le Laboratoire public d’essais et d’études. La présentation du programme de la QEB à Rabat constituait une occasion pour que le ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab, commente les résultats de la surveillance des plages. Ainsi, selon M. Ghellab, les résultats de cette année montrent qu’il y a «une amélioration sensible» de la qualité des eaux de baignade, précisant que le taux de conformité a atteint 90,4%, soit une hausse de 19,23% par rapport au taux moyen durant les dix dernières années. Le ministre a en outre fait état d’un recul concernant la proportion des stations non-conformes avec 9,59%, sachant que la moyenne enregistrée durant les dix dernières années était de 29,65%. Par ailleurs,  il a indiqué que les services compétents ne ménagent aucun effort pour améliorer la situation dans toutes les plages jugées non conformes, aussi bien sur le plan de l’équipement que celui de la propreté. De son côté, le secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkébir Zahoud, a rappelé la nomination, en octobre 2007, de SAR la Princesse Lalla Hasna « Ambassadrice de la côte auprès des Nations unies », par le Programme régional euro-méditerranéen pour l’environnement (SMAP III) appuyé par les Nations unies. Cette nomination, selon M. Zahoud, traduit la reconnaissance de la communauté internationale aux efforts déployés par Son Altesse Royale en faveur de la protection de l’environnement. Dans son allocution, M. Zahoud a lancé un appel aux différents intervenants des secteurs public et privé, la société civile et les collectivités locales pour qu’ils travaillent la main dans la main afin d’assurer un aménagement intégré des plages du Royaume et de contribuer à atteindre les objectifs tracés, notamment dans le cadre de la vision 2010. Dans ses recommandations, le programme de la qualité des eaux de baignade évoque l’activation de la mise en place des stations d’épuration des eaux usées et des dispositifs d’assainissement nécessaires et adéquats, que ce soit pour les rejets solides ou liquides dans les villes côtières. De même, le rapport souligne l’importance de poursuivre les campagnes de sensibilisation sur la qualité et la propreté des plages, de renforcer le programme de partenariat avec les communes, les opérateurs économiques et les ONG en matière de gestion des plages, tout en dotant celles-ci en moyens de dépollution.

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