Ninja, le tueur nocturne (11)

Ninja, le tueur nocturne (11)

Ninja recule, la main derrière le dos, puis s’arrête. Le policier l’injure. Ninja sort son pistolet et vise l’agent qui tremble. Ninja tire spontanément et tellement vite trois balles dont l’une se loge dans la tête du policier. Ce dernier s’effondre. Les voyageurs crient, courent à droite et à gauche… Le policier gisant dans une mare de sang n’est plus qu’un corps sans âme. Et Ninja ? Il cache son revolver et disparaît. Les éléments de la police judiciaire de la préfecture de police, ainsi que ceux de la Sûreté de Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ se rendent sur les lieux, effectuent le constat d’usage, interrogent les témoins, collectent tous les renseignements susceptibles d’arriver à identifier le criminel. D’abord, ils arrivent à savoir que la victime n’est autre que le jeune policier Azzedine Mabrouk, qui attendait l’autocar pour se rendre à son travail à Rabat. Des témoins révèlent aux enquêteurs les traits et les signalements du meurtrier qui ne portait pas des vêtements en noir et ne ressemble pas avec ses habits à Ninja. Un portrait-robot le plus ressemblant possible s’est fait pour Abdellah Kassimi et a été distribué dans les locaux de la Sûreté à travers le Royaume.
Abdellah Kassimi rentre chez lui, dort et ne se réveille que vers 19 h.  Deux heures plus tard, il sort de chez lui. Son petit sac renfermant les vêtements de déguisement à la main, il déambule. Tout d’un coup, il remarque une Mercedes, immatriculée en Italie, en panne. Il s’approche d’elle. Trois jeunes hommes, Abdennaji Boujenane, Ahmed Belouafi et Saïd tentent de la réparer. En vain.
– «Je peux vous aider ?, s’adresse-t-il  aux trois hommes.
– Oui, nous avons besoin de toi si tu veux nous aider.
– Oui, oui, bien sûr».
Ninja commence le travail. En fait, il se débrouille bien dans la mécanique. Une demi-heure plus tard, il arrive à réparer la panne. La voiture démarre.
– «Merci, mon ami, Allah Yarham Lwalidine.
–  Merci ? C’est quoi merci ? Allah Yarham Lwalidine ?
– Oui, veux-tu de plus ?
– De l’argent.
– Tu nous n’as pas dit au début que tu vas nous réparer la voiture contre de l’argent.
– Seul le scorpion peut vous rendre service gratuitement.
– En tout cas, nous n’avons pas d’argent sur nous ».
Ninja veut être payé. Il ne croit plus au service gratuit. Les trois jeunes s’abstiennent de lui remettre le moindre sou. Ninja pique une crise. Pour lui, il n’y a plus de mot à ajouter. Il faut passer à l’acte. Il met sa main derrière son dos, sort le pistolet, vise les trois amis. Perturbé, Saïd s’évanouit, Abdennaji Boujnane reste bouche bée, les yeux hagards et n’arrive même pas à le supplier, mais Ahmed Belouafi veut jouer le dur. Il tente de le défier et avance vers lui en lui disant: «Tu ne peux pas tirer, tu ne peux pas le faire sale con… ». Le mot ressemble à une gifle sur la joue de Ninja. Il tire une balle dans l’épaule droite de Belouafi et deux autres au pied droit d’Abdennaji avant de tourner le pistolet une fois encore vers Ahmed et tire une quatrième balle en direction de sa poitrine puis il prend l’argent et disparaît. Ninja veut aller plus loin. Il ne pense plus aux personnes qui se tiennent devant lui quand il sort son revolver. Il se sent plus fort que tout le monde. Alertée, la police se dépêche sur les lieux, effectue le constat d’usage, remarque qu’aucun des deux blessés n’a rendu l’âme. Évacués aussitôt aux urgences de l’hôpital Mohammed V, ils ont subi des opérations chirurgicales. Ninja qui rentre chez lui, décide : «Demain, je vais tuer cinq policiers».


( Demain : Ninja mettra-t-il à exécution sa décision ?)

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