Nouvelles parutions : Des auteurs à découvrir

Nouvelles parutions : Des auteurs à découvrir

«Le Phare de Monhegan»
Quel secret peut bien lier une vieille religieuse qui se lance dans une curieuse confession publique, un réalisateur de cinéma qui retombe amoureux de sa défunte épouse grâce aux confidences d’un amant inconnu, une femme qui entraîne son jeune fils dans une fuite éperdue à travers l’Amérique ? Ces portraits, ces histoires, ces destins illustrent tout l’art de Richard Russo qui nous tend, à travers ces nouvelles, et d’autres, le miroir surprenant de nos vies. Un miroir d’une douce cruauté et d’une implacable tendresse Richard Russo a reçu le Prix Pulitzer 2002 pour «Le Déclin de l’empire Whiting», oeuvre également publiée aux éditions Quai Voltaire. Il compte parmi les plus grands écrivains américains d’aujourd’hui.

«Le Contraire de un»
Tout livre d’Erri de Luca est un arc tendu vers l’absolu. Celui-ci n’échappe pas à ce qui est devenu une règle chez l’auteur, dont aucune oeuvre ne ressemble à l’autre (de Trois chevaux à Montedidio).
Probablement parce qu’Erri de Luca est lui-même une personnalité rare : auparavant militant de Lotta Continua (groupuscule révolutionnaire italien), ouvrier, formidable lecteur de la Bible (il lit chaque matin plusieurs extraits), demeurant aux portes de Rome, ni trop près ni trop loin des ferveurs de la ville, attaché à ses origines napolitaines et partie prenante d’organisations humanitaires…
Personnalité riche et complexe s’il en est… C’est une partie de sa vie et donc de lui-même qu’il relate ici. Sans tomber dans les travers de l’autofiction, sans faire commerce de son existence.
La simplicité du style d’Erri de Luca et sa force puisant dans l’intime renvoient toujours du côté de l’universel. Constitué de courts récits (dix-huit au total), comme autant de clés dans une existence, Le Contraire de un, s’ouvre sur un lyrique hommage à la mère, génitrice de toutes les passions et raisons, du langage et des émotions. S’ensuit le récit d’une course, emblématique des années de manifestations, de l’engagement à la fuite…
De l’ouvrier qu’il fut jusqu’aux missions humanitaires, Erri de Luca navigue entre le présent et le passé, le citoyen et le politique, le narrateur et l’auteur. Et c’est dans la multiplication des facettes que l’unité se réalise,. S’il était une leçon d’écriture et de vie, elle serait là… –Céline Darner
Deux n’est pas le double mais le contraire de un, de sa solitude. Deux est alliance, fil double qui n’est pas cassé.

«Le maître des carrefours»
Après «Le Soulèvement des âmes (Actes Sud, 1996)», ce deuxième volume de l’ample trilogie romanesque consacrée à Haïti par Madison Smartt Bell met en scène le tournant majeur que connut, sous l’héroïque égide de Toussaint-Louverture, l’histoire d’une île dont l’accès à l’indépendance, en 1804, constitue, à l’instar de la Révolution française, un moment fondamental dans l’histoire de la modernité et des libertés. Lorsque la France déclare l’abolition de l’esclavage, Toussaint, le général noir, change de camp et attaque sur deux fronts – anglais et espagnol. S’ensuit une guerre civile entre Noirs et mulâtres.
Toussaint négocie ses manoeuvres à la perfection, tire parti des diverses alliances, compose avec les chefs militaires et autres représentants de la France sur l’île, et son pouvoir s’étend de manière fulgurante. Sa force ? La maîtrise des « carrefours » entre nations et races. Son voeu le plus cher ? Ouvrir les portes d’un avenir meilleur au peuple de Saint-Domingue, étendre à toutes les races la liberté universelle et les droits de l’Homme prônés par la France et les Etats-Unis.
Emouvant et tragique – tout à la fois héros et traître, esclave et général, criminel et père de famille, païen et catholique – l’homme est imprévisible et redoutablement efficace. Au fil de l’exemplaire trajectoire de Toussaint-Louverture combattant pour l’émancipation de tout un peuple, que Madison Smartt Bell incarne dans d’inoubliables personnages, ce puissant roman historique en forme d’accablante dénonciation de la haine raciale narre l’éternelle et bouleversante épopée d’une humanité condamnée à frayer au prix du sang les chemins de sa liberté. Né en 1957, Madison Smartt Bell a grandi dans le Tennessee.
Diplômé de Princeton, il vit à Baltimore avec sa femme, Elizabeth Spires, poète, et sa fille.
Le Soulèvement des âmes fut finaliste au National Book Award en 1995 et au Pen / Faulkner Award en 1996.
En France, toute l’oeuvre de Madison Smartt Bell est publiée par Actes Sud.

«La fille sauvage»
Après «Mille femmes blanches», Jim Fergus confirme son exceptionnel talent de conteur en nous livrant ici le destin bouleversant d’une héroïne hors du commun : «La fille sauvage».
Sierra Madre, 1932 : capturée par un chasseur de pumas, une jeune Indienne, la niña bronca, est livrée en spectacle aux curieux dans une sordide geôle mexicaine.
Elle appartient à l’une des dernières tribus apaches qui, ayant refusé de pactiser avec les Blancs, vivent à l’état  » sauvage  » dans les montagnes.
Un jeune photographe, Ned Giles, et la niña bronca vont devenir les héros d’une épopée mouvementée et meurtrière, doublée d’une merveilleuse histoire d’amour à l’issue improbable.
Pour cette fresque épique et romantique, Jim Fergus s’inspire de faits tragiques et dissimulés de l’histoire de l’Ouest : la niña bronca a réellement existé, de même que la Grande expédition apache, ligue de  » gentlemens  » fortunés qui, au nom de la défense de l’Amérique, sont allés aveuglément  » massacrer de l’Indien « . Hymne à la culture indienne, qu’une  » civilisation  » s’acharne à anéantir, mais aussi magnifique portrait de femme, «La fille sauvage» est un roman captivant. La «fille sauvage» est le deuxième roman de Jim Fergus. Le premier, Mille femmes blanches, s’est vendu en France à plus de 400 000 exemplaires, toutes éditions confondues. Une adaptation cinématographique aux Etats-Unis est actuellement en cours.

«Espions»
Un parfum estival longtemps oublié ramène un vieil homme sur les lieux de son enfance, en un autre temps, en un autre pays. C’était la guerre. Pourtant, dans cette banlieue anglaise tranquille, le petit Stephen inventait des jeux avec son copain Keith, si prestigieux, si impérieux. Mais, lorsque les deux garçons se mettent en tête de jouer les espions pour traquer les agents ennemis, ils découvrent d’autres secrets sans oser les comprendre : le monde des adultes, avec ses rapports de classe, ses désirs et ses dangers. Et il faudra une vie entière pour en saisir toute l’ironie, tous les drames, tous les mystères.
Dans cette magistrale recréation de l’univers enfantin, avec ses terreurs et sa soif d’aventure, un regard innocent vient buter sur une réalité brutale et déchirante, celle de l’Histoire, celle des sentiments. Et le récit d’apprentissage devient une poignante méditation sur le souvenir, le remords et les occasions perdues.
Le précédent roman de Michael Frayn, Tête baissée (Éditions Gallimard, collections Du monde entier et Folio), a été sélectionné pour le Booker Prize 1999, le Whitbread Nobel Prize et le James Tait Black Memorial Prize for Fiction.
On doit à Michael Frayn treize pièces de théâtre, de «Silence en coulisses» à «Copenhague», et de nombreuses traductions, principalement du russe. «Espions» a reçu le Whitbread Novel Prize 2002.

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