Oujda : Un taux de réussite au Bac de l’ordre de 36,55%

Le nombre des candidats et des candidates qui ont passé les épreuves de la session normale du baccalauréat dans les six provinces dépendant de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de l’Oriental était de l’ordre de 28 841 élèves. 12 766 parmi eux ont passé l’examen régional alors que 16 075, à savoir les élèves de la deuxième année du baccalauréat, ont subi les épreuves de l’examen national. Le taux de réussite pour ce qui est de la deuxième année du Bac, était de l’ordre de 36,55% répartis en trois catégories : 4696 pour l’enseignement public, 158 pour les candidats libres et 24 pour l’enseignement privé.
La première note (17,79 sur 20) a été attribuée à l’élève Mimouni Ilham du lycée Zineb Ben Atia d’Oujda. Par ailleurs, 95 élèves ont obtenu la mention très bien (plus de 16 sur 20), 496 candidats ont eu droit à une mention «bien» entre 14 et 15,99 sur 20. De leurs côtés, 1248 élèves ont obtenu une mention  «A. Bien» (de 12 à 13,99), alors que 3039 ont réalisé une note moyenne allant de 10 à 11,99. Sur le plan des filières, le nombre de candidats qui ont obtenu leur baccalauréat est réparti comme suit : 2499 en sciences expérimentales, 1428 en Littres, 369 en sciences maths, 174 en sciences économiques, 115 en enseignement original, 78 en technologie, 5 en arts appliqués. A signaler aussi que 1233 copies ont écopé d’un zéro alors que 27 cas de tricherie ont été neutralisés. Un manquement aux dispositions du règlement d’examens qui est passible de sanctions qui peuvent aller jusqu’à la privation du droit à l’examen.
Il ressort de ces résultats que les branches « A » et «B» des sciences maths continuent à réaliser les meilleures performances avec respectivement 97,44% et 83,24 % de réussite, alors que la branche littéraire représente le talon d’Achille de notre enseignement. Elle n’a pu dépasser la barre des 23 % de réussite en dépit des différents ajustements opérés au cours de ces dernières années.
Pour Mohammed Benayad, directeur de l’AREF orientale, le taux faible de réussite chez les littéraires est dû à plusieurs facteurs dont notamment les carences observées au niveau de leur propre formation. Les meilleurs élèves au niveau du cycle secondaire collégial optent pour des branches scientifiques alors que les moins bons suivent des filières littéraires.
Concernant l’absentéisme chez les candidats libres, le directeur de l’AREF orientale a expliqué qu’il s’agit là d’un problème qui se pose avec acuité chaque année sur le plan national, d’où l’importance de rationaliser toute la procédure offerte aux candidats libres. Un cas de figure qui peut être abordé avec des outils de questionnement structurés et adaptés à chaque contexte afin de délimiter les contours d’une faille qu’il faut colmater.
Les raisons qui ont poussé le ministère à offrir cette opportunité aux candidats qui ne suivent pas leurs enseignements dans des établissements publics, s’inscrivent dans une logique d’encouragement et de partage de chances. Ceci dit, chaque candidat génère des dépenses pour l’Etat de l’ordre de 70 DH. Or, sur les 3001 candidats libres, seulement 1057 se sont présentés ce qui représente 140 000 DH de dépenses inutiles. Pour solutionner ce problème, faut-il imposer des taxes d’inscription aux candidats libres ou leur limiter le nombre de sessions qu’ils peuvent passer ? Des questions qui attendent une décision radicale. Par ailleurs, 6372 candidats ayant obtenu une note oscillant entre 7 et 9,99 sur20 passeront la session de rattrapage qui aura lieu les 4 et le 5 Juillet.

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