Plus populaire que les politiques

Plus populaire que les politiques

Quelle est à votre avis la personnalité la mieux indiquée pour succéder à Driss Jettou s’il venait à quitter la primature : Abbas El Fassi, Hassan Abouyoub, Mohand Laenser, Mohamed El Yazghi, Zoulikha Nasri ? c’est la question posée cette semaine aux visiteurs du site Web ALM. Ils sont 450 personnes à voter. En tête des préférences des sondés vient Hassan Abouyoub, actuel ambassadeur du Maroc à Paris, qui a recueilli 29,8% des voix, talonné par Zoulikha Nasri, conseillère de S.M le Roi avec 26,7%. En troisième position, le Premier secrétaire de l’USFP, Mohamed El Yazghi, dont le nom a réuni 21,3%. Le leader de l’Istiqlal Abbas El Fassi n’a bénéficié, quant à lui, que de 14,7% des suffrages, tandis que le dernier préféré des votants, le patron du Mouvement Populaire (MP), Mohand Laenser, il a obtenu 7,6%.
Quelles leçons tirer des résultats de cette consultation ? Les Marocains ou du moins ceux qui se sont exprimés sur le site ALM aiment voir les personnalités technocratiques à la tête du gouvernement. Cette préférence doit probablement traduire une certaine défiance envers les partis politiques et les Premiers ministres qui en sont issus. Cependant, Hassan Abouyoub, par ailleurs plusieurs fois ministre avant de se recycler dans la diplomatie, vraisemblablement perçu par nos internautes comme un SAP n’est pas en fait aussi technocrate que ça puisqu’il avait accédé à la ministrabilité en tant que MP en 1993 suite à sa députation réussie dans son patelin de Tafraout. Selon des témoins, l’intéressé, par ailleurs candidat malheureux à la présidence de l’OMC, fait depuis quelque temps campagne pour un retour en force à la politique comme patron de l’Exécutif. La force virtuelle du nom de Hassan Abouyoub est telle qu’il a fait de l’ombre à son chef Mohand Laenser, actuel ministre de l’Agriculture, qui n’a récolté qu’un faible pourcentage. La révélation de ce scrutin est sans conteste Zoulikha Nasri qui obtient la deuxième place derrière le favori de la mouvance populaire. Quelle popularité !
Une femme Premier ministre, ce serait une première dans les annales politiques nationales. Cependant, Mme Nasri, qui a du reste la réputation d’être une dame de fer qui a du caractère, a décidé, selon ses propres dires, lors de son passage à 2M il y a quelques mois, d’avoir décidé de ne pas faire de politique depuis que les étudiants de son université ont fait grève dans les années 70. Or, diriger un gouvernement requiert une fibre politique et une capacité d’arbitrage certaines. Le prochain chef du gouvernement, si changement il y aura,doit justifier de cette qualité, essentielle dans l’animation de la vie gouvernementale et qui fait défaut à l’Exécutif actuel.

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