Portrait d’été : Azzedine Abdelouhabi, Un commissaire voué à la promotion de l’art

Portrait d’été : Azzedine Abdelouhabi, Un commissaire voué à la promotion de l’art

Développer les sensibilités artistiques chez les jeunes, tout en encourageant les décideurs de tout bord à transcender l’art plastique en moteur de croissance culturelle. Telles sont les préoccupations majeures du commissaire d’exposition et artiste-peintre, Azzedine Abdelouhabi. Cet originaire de l’Oriental qui a peaufiné sa passion et ses études en Europe se veut au service de l’art plastique de sa région et de son pays natal. Pour arriver à ses fins, il mène une double activité : celle du créateur plasticien et de commissaire d’exposition. De fait, il ambitionne de démontrer que l’Oriental regorge de potentialités artistiques créatives et qu’il est en mesure d’initier de grandes manifestations nationales et internationales dans le domaine de l’art. Pour plusieurs critiques et artistes-peintres, Abdelouhabi est l’exemple même de l’artiste-peintre aux multiples facettes avec des créations se rapportant aux domaines de la sculpture, la peinture, et l’image en mouvement. Sa carrière professionnelle en Europe l’a conduit à s’investir dans le champ théorique par l’animation de conférences à travers plusieurs villes marocaines et françaises. De même, il mène une réflexion critique en interpellant et en disséquant la notion de l’artistique tout en valorisant l’apport des artistes et l’ancrage de l’art dans les différentes actions de développement socio-économique. «Quelle est la place de l’art dans le rapport des centres et des périphéries? Y a-t-il d’autres moyens pour produire, diffuser et percevoir la création artistique? L’art peut-il être un territoire de tous les possibles, un lieu de débat et de confrontation d’idées?», se demande Azzeddine Abdelouhabi. «La profession de conservateur n’est pas généralisée dans notre pays du moment que tous les métiers artistiques ne fédèrent pas dans un circuit professionnel de promotion et de valorisation. Certes, on est encore à l’état du balbutiement et ce en contradiction avec ce qui se passe sur la scène internationale où le travail du commissaire d’exposition est en vogue. Mais puisqu’on est à nos débuts je pense que cela peut être bénéfique au domaine artistique dans sa globalité dans la mesure où l’on pourra éviter les polémiques constatées lors des différentes expositions entre les professionnels des mondes de l’art», note-t-il.

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