Rachid Fekkak, le sans vacances

Rachid Fekkak, le sans vacances

Rachid Fekkak n’est pas du genre à balancer ses pieds au bord d’une piscine. Lui, c’est un bosseur tout au long de l’année. Son cheval de bataille s’appelle le théâtre. Il ne faut pas oublier que cet acteur est aussi enseignant de théâtre dans les Facultés des lettres de Mohammedia et de Ben Msik et son rêve est d’intégrer les études d’art (théâtre, chant, musique) au cursus de l’enseignement supérieur. Bien entendu, pour permettre aux étudiants de décrocher des diplômes professionalisants.
Cet été, Rachid Fekkak est donc «Monsieur Théâtre», dont l’agenda est tellement chargé qu’il oublie les vacances. «C’est pour après !», lance-t-il, sans regret, avant de se rappeler : «je n’ai pas mis les pieds à l’étranger… depuis six ans!Et puis, mes vacances, je préfère les passer au Maroc en parcourant Marrakech, Fès, Agadir, mais aussi la campagne que j’adore !».
Rachid Fekkak prendra en charge la direction artistique de la 18ème édition du Festival international de théâtre universitaire de Casablanca (FITUC), qui se déroulera du 20 au 26 juillet. Pour lui, le directeur artistique doit suivre une orientation précise, que ce soit au niveau de la composition du jury ou de l’élaboration du programme.
L’objectif est de parvenir à sensibiliser les étudiants à l’art du théâtre dans ses composantes fondamentales, dont le jeu de l’acteur. Et en la matière, Rachid Fekkak est une référence. Il est l’auteur d’une pièce de théâtre en langue arabe intitulée «Oumahate Atfalina». Une pièce, financée par une ONG américaine et interprétée par des étudiantes de la Faculté de droit de Casablanca, tous deux partenaires de l’association féminine «El Amal». La pièce, dont Rachid Fekkak est aussi le directeur artistique, traite des conditions de la femme et la volonté de défendre son droit. «Nous comptons présenter la pièce le 25 juin à  Sidi Belyout», annonce-t-il. En parallèle, Rachid Fekkak travaille d’arrache-pied pour la réalisation de son long-métrage intitulé «Le Spectre» («Achabah»). Le rôle féminin principal sera confié à la star de la chanson Rajae Belemlih. Elle interprétera  Rouba qui formera avec l’acteur principal (pas encore choisi) le couple amoureux confronté à des obstacles. Ils sont issus de milieux sociaux différents : elle est aisée, mais lui ne l’est pas.
Les parents de Rouba refusent cette union, la jeune fille se tourne alors vers la Moudowana qui lui confère le droit de choisir son mari, sans avoir l’accord du tuteur. Ensuite l’histoire se complique : le héros meurt, lors d’une explosion dans un cyber. C’est là où commence l’autre étape avec l’apparition de son spectre…
Les lieux du tournage sont déjà repérés, le décor et même les traits des personnages sont bien clairs dans l’esprit de l’auteur. «Je suis en contact avec une maison de production. J’envisage trois coproductions pour ce film qui auront des missions différentes, mais complémentaires pour la concrétisation des différentes étapes de la production cinématographique. La première assurera la logistique (caméra, machines, transport…). La seconde s’occupera du montage numérique en trois dimensions et la troisième boîte, quant à elle, sera la source de l’apport financier», souligne-t-il. A voir cet enthousiasme qui l’anime de mille feux, on croirait volontiers que Rachid Fekkak pourrait soulever des montagnes. Ambition, c’est une devise pour notre acteur. Bonne route, alors !

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *