Rami : les bonnes combinaisons

Tandis que la Ronda, Touti et Dos sont des jeux de levées, le Rami, lui, est un jeu de combinaisons. Ce jeu que les Anglo-saxons appellent Rum ou Rummy est apparu pour la première fois au début du vingtième siècle. Il fut à l’époque inspiré d’un jeu mexicain nommé Conquian. Comme le jeu Ronda, le Rami est très populaire au Maroc. Il n’y a pas de règle officielle pour ce jeu. En effet, elles changent selon les pays et les régions. Nous allons nous intéresser à la version marocaine du Rami. À noter qu’il n’y a pas une grande différence entre cette version et sa cousine européenne. Pour jouer au Rami, il faut de préférence entre deux et quatre joueurs. Cependant, le nombre de participants peut atteindre six. Le Rami se joue avec deux jeux de cartes classiques chacun composé de 52 cartes, plus les Jokers. Rappelons que ce jeu se compose de quatre couleurs différentes : cœurs, trèfles, piques et les carreaux. Chaque série comprend 13 cartes où on trouve une Dame, un Valet et un Roi.
Le but de ce jeu est de se débarrasser de ses cartes en étalant sur la table des combinaisons. Ces combinaisons doivent être soit de 3 ou 4 cartes de même niveau de couleur différente (ce qu’on appelle Tirsi), soit des séquences composées d’au moins 3 cartes consécutives de la même couleur appelées Suivis. La version marocaine du Rami comporte deux variantes. La première s’appelle « Simple » et la seconde « Tallage ».
Commençons d’abord par le Simple. On distribue 13 cartes pour chaque joueur. Le premier joueur est choisi au pif. Puis les autres jouent à tour de rôle dans le sens de l’aiguille d’une montre. Les joueurs doivent former leurs combinaisons en tirant des cartes. Dans cette variante, un joueur a le droit de récupérer une carte jetée par le joueur précédent. Les joueurs ont aussi le droit de remplacer n’importe quelle carte par un Joker. Les joueurs doivent avoir dans leurs combinaisons un Tirsi et un Suivi libre. C’est-à-dire des combinaisons qui ne comportent aucun joker. Par ailleurs, les joueurs n’ont pas le droit de poser leurs cartes que lorsqu’ils aient terminé de former toutes les combinaisons nécessaires. On n’étale nos cartes qu’une fois fini contrairement au Tallage d’où son appellation.
Dans cette seconde variante, on peut se débarrasser progressivement des cartes en main. Mais il faut auparavant rassembler un nombre de points. Il faut en avoir au moins soixante et onze. Comment calcule-t-on les points ? Le Valet, la Dame et le Roi valent 10 points.
Les autres cartes ont leur valeur nominale. Par exemple, un sept vaut sept points. L’As fait l’exception. Il peut être considéré comme étant à la fois plus petit que le deux et plus grand que le Roi : lorsqu’il est placé dans un Tirsi ou après le Roi, il vaut 10 points ; et quand il est placé dans un Suivi avant le deux, il ne vaut qu’un point. Lorsqu’un joueur étale un nombre de points supérieur à soixante et onze, les autres doivent faire mieux sinon ils s’abstiennent d’étaler. Lorsqu’on étale, on a le droit de se débarrasser de nos cartes en les insérant dans les combinaisons déjà étalées des autres joueurs. Cette version de Rami se distingue aussi par le nombre de cartes distribuées en début de partie : 14 cartes. Le joker peut, là aussi, remplacer n’importe quelle carte. Il a, toutefois, un inconvénient. La combinaison comportant un joker n’a en fait aucune valeur.

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