Royaume d’adulation, de soutien et de prise de décision

Royaume d’adulation, de soutien et de prise de décision

Ils sont dispersés partout dans le monde, mais unis par le lien de l’adulation. Jeunes et moins jeunes se sont créés leur propre unité. Des petits royaumes où l’amour, l’amitié et le soutien trônent. Des espaces d’échange et de partages dédiés à une activité, un hobby ou une star. C’est de cette visée que sont nés les «Fan clubs». Avec la dynamique technologique, ces cercles ont pu s’agrandir et cibler un large public. Des groupes informels se sont convertis en des communautés bien structurées, régies par la déontologie binaire 1-0. Leur genèse a eu lieu en Occident, précisément, depuis les années 1990. Focalisé, en premier temps, sur le domaine sportif, ce phénomène a commencé à s’étendre, petit à petit, pour s’allier intimement aux champs artistiques. Au Monde arabe, la notion du «fan club» est de nos jours tendance. Les stars de la musique sont les plus choyées. Forum, fan club, ou page fan sont les appellations accordées à ces plates-formes virtuelles. Des initiatives qui sont nées spontanément de la part des «fans» et qui se sont couronnés par le contact avec la direction de l’artiste. Kassim, un Libanais de 24 ans, relate son expérience en la matière. Épris par son idole Wael Kfoury, il a réussi à créer un petit blog sur Internet. Ce dernier s’est développé durant 3 ans d’existence en un «fan club». «En collaboration avec quelques amis, nous avons installé une plate-forme à travers laquelle tous les admirateurs sont unis pour promouvoir la carrière de notre chanteur préféré», a–t-il affirmé. Sa générosité a été d’un grand apport pour tous les adulateurs de la star libanaise. Kassim et sa compagnie sont en quête continuelle de nouveauté afin d’attirer un bon nombre d’adhérents. D’une dizaine de personnes, le nombre s’est accru à 10.260 membres. Leur différence linguistique ne leur a pas entravé la communication. Au contraire cela a permis de créer un échange à la fois culturel et humain. Désormais ils parlent la même langue, celle de l’amour et du respect mutuel prônés par leur artiste. Toutefois, être administrateur d’un «fan club» exige beaucoup de rigueur. Cette personne doit être vigilante quant à la nature des informations éditées sur le site. «Notre mission est de soutenir l’artiste. Ainsi nous refusons toutes informations erronées à son propos. De ce fait, nous sommes rentrés en contact avec sa direction artistique qui s’est montrée très attentionnée et collaboratrice», déclare Kassim. La tendance des «fan clubs» a fait sortir les admirateurs de leur passivité. Désormais, ils ont leur mot à dire. En parallèle aux hommages, visites et cadeaux, ils participent à la prise de décision aux côtés de leur star. Messages, articles de presse et questionnaires… Tous les stratagèmes sont desservis au profit des idoles. À titre d’exemple, les adulateurs de Samira Bensaid se sont montrés solidaires lors de son conflit avec Alam El Fan. Et ce en signant une pétition contre ladite maison d’édition. Les fanatiques de Kadem Saher, quant à eux, ont procédé différemment. Déçus des dernières productions, les membres ont publié un communiqué à la direction de l’artiste. Un signal d’alarme qui exhorte Saher à ne pas sombrer dans l’erreur. Cette démarche courageuse exprime l’attention portée à l’égard du chanteur. Par ailleurs, les «Fan clubs», peuvent également être conçu par l’artiste lui même. Certaines vedettes préfèrent être en contact direct avec leurs admirateurs. Cette possibilité permet de créer une familiarité et briser le mur de glace entre la star et son public. Mais quand l’initiative émane d’un conjoint, elle revêt plusieurs dimensions. Ibtissam El Ouali, épouse de l’acteur Rachid El Ouali, a eu ce réflexe. Est-ce par adulation à son mari ou pour être aux aguets ? De toutes les manières, la démarche est originale. Elle dénote d’un soutien et d’une admiration résolus.

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