Sahara : À la découverte de la vie nomade

Sahara : À la découverte de la vie nomade

Dans les es provinces du Sud du Royaume, les nomades continuent de mener leur vie d’une manière normale, qui ne diffère presque en rien de celle menée auparavant par leurs ancêtres. Tous ce qui touche à la vie quotidienne de ces bédouins  reste  dominé par un mode de vie authentique hors pair.
Ces nomades sont en perpétuels déplacements à la quête de pâturage pour leur bétail, on peut les trouver dans les environs de Smara, comme dans les plaines  de Chtouka Aït-Baha.
Le nomadisme de ces gens-là, suscite l’étonnement des habitants des villes et des touristes, dont beaucoup souhaitent passer du temps avec ces nomades, pour essayer de partager avec eux la rigidité de la vie qu’ils mènent, sans être attirés par les plaisirs et les facilités  de la vile urbaine.
Depuis les temps passés, et jusqu’a aujourd’hui , le quotidien des nomades  se caractérise par des us et coutumes ancestrales qui concernent les différentes étapes de vie dans le Sahara , de la naissance jusqu’à la vieillesse en passant par les fêtes et cérémonies religieuses ainsi que les rites du mois sacré du ramadan. Malgré la rareté qui prévaut dans les régions sahariennes, les nomades  continuent d’être caractérisés par leur hospitalité et leur sens de la famille et de la solidarité. Ils ont aussi un sens inné du respect de leurs animaux de compagnie et d’élevage. Et même s’ils se rendent parfois dans les villes, pour rendre visite à leurs proches, ces gens ont toujours soif de la vie dans le désert avec toute sa rigidité.
Dans leur relation avec leur entourage ils gardent toujours des comportements de respect, comme  par exemple avec le navire du Sahara, le dromadaire, qui occupe une place particulière dans la vie des nomades depuis fort longtemps et jusqu’à aujourd’hui. Il continue à l’occuper également pour les jeunes générations qui sont conscientes du rôle des dromadaires dans le développement de leurs ancêtres, puisque il est  leur source principale de gain et leur unique moyen de transport.
Pour passer quelque temps dans un lieu qui répond aux besoins de leur troupeau en ce qui concerne l’eau et le pâturage, les nomades montent une tente qui se présente sous forme de bandes de tissus appelées localement Aflig. Le nombre de bandes varie de sept à dix. Ces bandes sont cousues à l’aide d’une grande aiguille et d’un fil, de même texture que les bandes. Dans le petit monde de ces gens, la tente  est  considérée comme la première unité sociale au sein de  la société nomade. Elle ne constitue pas seulement une unité spatiale qui sert à se loger, mais se réfère aussi à l’ensemble des relations liant les membres d’une même famille. «Personnellement je préfère vivre sous une tente que sous le toit d’une maison, car elle me donne une marge plus large d’action et me permet d’être plus proche de ma famille», explique à ALM  Dahi, un  sexagénaire  sahraoui, habitué au mode de vie des nomades. 
Au niveau des modes d’habillement, les hommes et les femmes dans cette société continuent de porter des vêtements spécifiques à la région du Sahara. Les hommes portent le Deraâ (une tunique large et ample) alors que les femmes portent Al Malafa (vêtement féminin).
Les vêtements portés par les hommes et femmes sont caractérisés par leur simplicité et leur élégance. En s’habillant ainsi, les nomades n’éprouvent aucune difficulté à exécuter une quelconque tâche, ils s’adonnent à leurs activités le plus normalement possible. Comme les femmes urbaines,  celles nomades ont aussi leur part d’embellissement ,en recourant au henné, qui se présente sous la forme d’une pâte orange qu’on applique comme colorant sur les cheveux ou pour embellir les doigts et les ongles, ainsi que pour les soins de la peau. Par la suite, elle  décore les  différentes parties de son corps avec des pièces en argent et des pierres précieuses. «On recourt aux bijoux, que l’on a hérités des nos mères, je peux vous citer comme  exemple Lembayl, Al arsagh, ou Liyath, qui sont des bracelets en or ou en argent. Nos chevilles sont mises en valeur par des socquettes alors que le cou est décoré avec Al baghdady, un petit livre fabriqué en argent pur incrusté de pierres précieuses appelées Al bazradah», explique L’ralya Aba, une jeune fille nomade, en perpétuelle déplacement dans les provinces du Sud.
Pour ce qui est de la nourriture, ces nomades ont leur propre art culinaire, qui offre des plats traditionnels délicieux et naturels. Parmi les plus consommés au quotidien par ces gens, il y a Marou w Lham (riz avec viande), ce  plat est  facile à préparer et nutritif à la fois. «La préparation se fait de la manière suivante : on place une quantité substantielle de viande, de préférence de la viande de dromadaire dans une marmite spéciale avec un peu de huile de table et assaisonnée d’une ou deux pincées de sel afin de relever le goût», nous explique L’ralya. Au niveau des festivités, le mariage dans la société nomade reste l’occasion dans laquelle, on peut constater à quel point le mode de vie nomade reste toujours vivant. Pour mieux expliquer, le rituel du mariage des nomades reste marqué par certaines habitudes relativement différentes par rapport à d’autres régions du Royaume. Souvent, le choix  de l’épouse par un jeune prétendant nomade  se fait selon des considérations tribales, eu égard au rôle majeur joué par le mariage dans le renforcement des liens entre les familles et leur tribu. Toute la tribu à laquelle appartiennent les futurs mariés doit contribuer à la célébration  de ce mariage qui peut durer plusieurs jours. Certes, il n’existe pas des détails sur le nombre exact de nomades, et de ceux qui veulent tenter cette aventure, mais ce qu’est sûr, c’est que  ces gens aimables et accueillants  sont rattachés à leur culture,  et à leurs coutumes, depuis plusieurs générations malgré les effets de la sécheresse, alors qui veut y aller ?

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