Saïd Zouita : le meurtrier fou qui s’est donné la mort (5)

Saïd Zouita : le meurtrier fou qui s’est donné la mort (5)

Entre l’enquêteur et le criminel, il y a toujours un défi, un duel silencieux et sans arme. Chacun d’eux croit être le plus intelligent, le plus malin, le plus doué, le plus éveillé, le plus fort…Chacun dans son camp, le camp du Bien pour l’enquêteur et le camp du Mal pour le criminel, croit qu’il sera le vainqueur et l’autre sera le vaincu. À propos des cadavres découpés découverts à Casablanca, qui sera le vainqueur ? L’enquêteur ou le (ou les) criminel (s) ? Et qui sera le vaincu? L’un ou l’autre ? Jusqu’à aujourd’hui, le (ou les) criminel (s) qui parcourent librement la capitale économique semble être calme et tranquille puisqu’il (ou ils) tue et découpe tranquillement et professionnellement, chez lui ou ailleurs, le cadavre de sa victime puisqu’il (ou ils) arrive à transporter les morceaux du cadavre dans des sacs en plastique et les jeter sur la voie publique sans attirer l’attention de personne. Croit-il qu’il restera toujours libre de satisfaire son plaisir de tuer les jeunes filles et les découper en morceaux? Croit-il qu’il ne sera jamais arrêté ? Aucune réponse. Cependant, les enquêteurs croient qu’ils l’épingleront le plus tôt possible, qu’ils seront les vainqueurs, qu’ils gagneront cette guerre silencieuse, qu’il ne s’agit que d’une question de temps, ni plus, ni moins. Mais jusqu’à quand ? D’ailleurs en quatre mois, il (ou ils) est arrivé à tuer trois jeunes filles, les découper en morceaux dont une seule a été, jusqu’à ce jour, identifiée. Attendra-t-on que d’autres jeunes filles s’ajoutent à la liste noire des victimes ? Non. Les enquêteurs n’attendent pas que d’autres victimes laisseront leur peau dans ce duel. Ils souhaitent le stopper en arrêtant l’auteur. Malheureusement, ce qui est arrivé cinq mois après la découverte du premier cadavre, celui de Laïla Rahimi leur a chamboulé tous les calculs. Qu’est-ce qui est arrivé ? Nous sommes le samedi 25 janvier 2003. Au petit matin, à la décharge publique de Médiouna, un chiffonnier remue les monticules d’ordures à la quête d’un objet qui lui rapportera de l’argent. Tout d’un coup, il met la main sur un sac en plastique. Il l’ouvre. Un vue horrible le perturbe : quelques morceaux d’un corps humain. Il appelle d’autres chiffonniers qui ne savent quoi faire. Seulement, quelques minutes plus tard, ils remarquent les Jeeps de la Gendarmerie royale qui débarquent. Des gendarmes en descendent. Qui les a avisés ? Les chiffonniers n’en savent rien. Ils leur indiquent le sac en plastique renfermant les morceaux du corps. Les enquêteurs de la scène de crime et de la police scientifique les rejoignent. Ils entament les recherches afin de trouver les autres morceaux du corps. Ils y arrivent. Ils découvrent huit morceaux enveloppés dans trois sacs en plastique. Les enquêteurs en blouse blanche remarquent que la victime n’est pas, comme dans les trois précédents cas, une jeune fille. C’est bel et bien un jeune homme. Sa partie intime le confirme. A-t-il été tué et coupé en morceaux par le même criminel qui a assassiné et découpé les trois jeunes filles? D’abord, s’il s’agit du même assassin, pourquoi a-t-il changé sa cible qui était toujours de sexe féminin ? Peut-être que le meurtrier n’est pas la même personne. En fait, les enquêteurs confrontent un nouveau défi.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *