Sanae Mohamed Serghini : «J’ai voulu suivre le même chemin que mon père»

Sanae Mohamed Serghini : «J’ai voulu suivre le même chemin que mon père»


ALM : Vous venez de participer dans différents ateliers programmés au 32ème moussem culturel d’Assilah. Comment évaluez-vous cette participation ?
Sanae Serghini :  Je viens de participer pour la sixième fois à ce moussem culturel. Ma première participation à cette manifestation date de plusieurs années. J’ai été parmi les anciens étudiants de l’Institut des beaux-arts de Tétouan ayant participé à l’atelier organisé annuellement par le moussem au profit des artistes- peintres stagiaires. je crois que ma dernière participation à cette manifestation a été très importante. J’y ai réalisé avec l’artiste- peintre Akemi Noguchi une belle fresque dans l’ancienne médina à Assilah. J’ai participé entre autre comme assistante de ce célèbre artiste- peintre japonais dans la direction de l’atelier organisé en faveur des étudiants des Institut des beaux-arts marocains et émartis, et ce dans le cadre de cette 32ème édition.

Vous êtes la fille du célèbre artiste-peintre Mohamed Serghini. Pensez-vous qu’il y a eu une influence de feu votre père sur votre vie artistique ?
Je me considère à 100% influencée par mon père. J’étais depuis mon enfance très attachée à lui. J’avais l’habitude, quand j’étais petite fille, de me réveiller la nuit pour aller voir en cachette mon père en train de travailler dans son atelier. J’ai ainsi vu naître en moi la passion pour la peinture.

Comment avez-vous développé votre passion pour la peinture?
J’ai voulu au fil du temps suivre le même chemin que mon père. Et jusqu’à maintenant, je ne regrette pas d’avoir fait ce choix. J’ai décidé au début de suivre mes cours à l’Institut des beaux-arts de Tétouan. J’ai ensuite fait mes études à l’École des beaux-arts de San Fernando à Madrid. J’ai enfin intégré l’École supérieure des beaux-arts de Montpellier. Après avoir obtenu mon diplôme et à mon retour au Maroc, j’ai été désignée comme conservatrice à la Galerie d’art contemporain de Tanger, tout en continuant à pratiquer ma passion pour la peinture. Mais j’ai dû arrêter de peindre durant un certain nombre d’années après mon mariage pour m’occuper de mes enfants. J’ai repris il y a six ou sept ans mon activité d’artiste- peintre. Je me sens vivre grâce à ma passion pour l’art. Et désormais, je ne peux pas arrêter de peindre, de faire de la gravure, de la sculpture et du dessein.

Y’a-t-il un souvenir qui a marqué votre vie d’artiste- peintre ?
J’ai évidemment tenu un nombre important d’expositions au Maroc et à l’étranger. Et je me rappelle avoir vécu pendant mes débuts d’artiste- peintre une expérience à la fois belle et originale en exposant dans un restaurant à Nîmes en France. Les clients y ont assisté au vernissage ainsi que toutes les étapes qui ont accompagné mon exposition.

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