Tanger : l’intégration sociale à travers la bijouterie

Tanger : l’intégration sociale à travers la bijouterie

Bonne nouvelle pour les jeunes passionnés de la bijouterie à Tanger. Le Centre de l’éducation et de la formation de l’art de bijouterie annonce l’ouverture de l’inscription au titre de l’année 2010-2011. Créé en 2002 par la Ligue de la bijouterie artisanale de la wilaya de Tanger, ce centre de formation s’assigne pour objectif essentiel «de promouvoir la formation en bijouterie auprès des jeunes ainsi que leur qualification afin de leur faciliter l’accès au marché du travail», indique le président de la Ligue de la bijouterie artisanale de la wilaya de Tanger, Abdelouahab Labbar. Ce responsable, qui assure également la direction de ce Centre, tient à faire part que l’inscription à cet établissement est ouverte aux jeunes (filles et garçons) âgés de dix-sept ans et plus. «Ce centre de formation en bijouterie a été fondé grâce au soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Entraide nationale. Il a bénéficié en 2009 de l’appui de l’Initiative nationale pour le développement humain. L’INDH nous a aidé à pouvoir faire face à nos difficultés financières et continuer à assurer la formation au sein de ce centre», précise M. Labbar. Situé dans un quartier populaire et plus précisément au rez-de-chaussée du centre de l’Entraide nationale «Saâda» à Hay Salam, «cet établissement de formation en bijouterie a été destiné au départ aux jeunes bacheliers ou niveau Bac. Car le programme de formation dispensé au sein de ce centre exige entre autre une bonne connaissance en mathématiques», affirme M. Labbar, faisant remarquer que «nous avons dû baisser le niveau exigé au départ pour encourager les jeunes des quartiers avoisinants d’intégrer ce centre». Ayant exercé le métier de la bijouterie depuis plus de cinquante-deux ans notamment en France et au Maroc, M. Labbar fait partie des formateurs du centre. «Nous avons voulu en faire un important centre au niveau national. Nous avons préparé un important programme, qui comporte des cours théoriques et pratiques», explique-t-il. Il est à noter que les cours de formation au métier de la bijouterie, dispensé au sein de ce centre, portent entre autres sur «Les métaux employés», «La fonte», «Les essais», «Les différentes opérations que nécessite la fabrication de bijoux», «La loi relative à la garantie» et «La terminaison de bijoux». Et ce n’est pas tout, ce programme comprend la formation en informatique et la langue française. «Les certificats de formation sont remis par l’Entraide nationale à nos lauréats», souligne M. Labbar. Malgré les difficultés financières que connaît actuellement ce projet associatif, ce dernier demeure optimiste quant à l’avenir de ce centre de formation en bijouterie. Surtout qu’une partie des lauréats de cet établissement a réussi à créer son projet ou à être embauchés. «Nous projetons créer une coopérative englobant tous nos lauréats principalement ceux en chômage. Nous venons d’établir une fiche technique, où la ligue, association initiatrice de ce projet, est engagée à nous accorder le local jusqu’à ce que nous serons en mesure de louer ou d’avoir le nôtre», indique M. Labbar. Autres aspect intéressant des projets visés par l’initiateur de ce centre, l’intégration des jeunes handicapés moteurs. «Le métier de bijoutier est un métier qui s’exerce en situation assis. Il peut donc constituer une grande opportunité pour les jeunes souffrant d’une invalidité motrice pour avoir un travail digne et valorisant», explique M. Labbar avant d’ajouter : «nous espérons développer un partenariat avec la Fondation Mohammed V pour la solidarité dans ce sens».

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