Tuning : Du soft à l’extrême

Tuning : Du soft à l’extrême

Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes automobilistes marocains essayent de «tuner» leur quatre roues. Qu’est-ce que le tuning ? En automobile, cet anglicisme correspond à l’action de modifier tout ou partie d’un véhicule, en fonction des goûts de son propriétaire. «Tuner» sa voiture, c’est la personnaliser. Objectif : se distinguer de la masse, sortir du lot et même conduire une «caisse» quasi-unique par sa configuration. Avant de poursuivre, il importe de préciser qu’il existe trois types de tuning. Celui de la carrosserie; la préparation moteur ; et le tuning intérieur qui inclut notamment une installation audio-vidéo de pointe.
Concernant le tuning extérieur, il a tendance actuellement à être plutôt soft, c’est-à-dire léger. Un becquet de toit, une sortie d’échappement chromée, puis de belles jantes en alu, et le tour est joué ! Une VW Golf IV comme celle-ci (voir ci-contre, en haut) redevient alors d’actualité ou tout au moins assez branchée. Mais cet esprit de «branchitude» évolue d’un automobiliste à l’autre. Certains passionnés de la chose, revisitent en profondeur leur monture et c’est déjà le tuning extrême (la Golf en noir et orange). Au menu: carrosserie rabaissée, à couleur criarde et agrémentée d’autocollants (bandes, logo ou même flammes), jantes exubérantes en chrome, aileron surdimensionné, paupières de phare, fausse trappe à essence du type aviation militaire, vitrage sur-teinté, ou encore disques freins et étriers spécifiques. Ces derniers sont souvent une évolution impérative afin d’harmoniser (et sécuriser) l’auto tunée mécaniquement.
Cela nous amène à parler de la préparation moteur, de ses variantes et de ses risques. Préparer un moteur a pour but principal de le doper en termes de puissance et de couple. Là encore, il existe deux façons de gonfler un bloc moteur : modifier le programme de l’unité électronique qui le gère, ou carrément lui ajouter un boîtier additionnel pour majorer sa puissance et son couple. Résultat: un gain de quelques dizaines de chevaux et de Newton-mètres. Sur la route, la conduite est brutalement bouleversée, à travers des accélérations plus toniques et une vitesse de pointe supérieure. Mais attention, parallèlement, la consommation grimpe d’un cran, les autres organes (pompe à injection, suspensions, freins…) prennent un sacré coup, tandis que le bloc moteur lui-même réduit sa longévité. Cela même si les préparateurs recommandent de raccourcir l’espace entre les vidanges (tous les 4 à 5 mille kilomètres).
Enfin, le tuning intérieur tel qu’il est pratiqué en Europe et aux USA n’est pas encore répandu chez nous. Ici, le client se limite souvent à changer le pommeau du levier de vitesses, installer des pédaliers ajourés en aluminium brossé (vrai ou factice) et un lecteur audio dernier-cri associé à un écran DVD (le plus souvent monté au niveau du pare-soleil passager). Ailleurs, c’est tout le tableau de bord que le «tuneur» transforme, au même titre qu’il installe des sièges baquets, quelques babioles au style sportif et bien entendu une installation audio-vidéo digne d’un auditorium avec une douzaine de hauts-parleurs et un caisson de basse ou subwoofer. 
Bref, on est encore loin de la déférlante «tuning-mania». Et pour cause, tout cela à un coût, qui devient facilement prohibitif pour Monsieur tout le monde.

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