Un Ramadan studieux

Un Ramadan studieux

Comédien talentueux et vedette de la publicité, Abdelkader Motaâ est l’un des artistes marocains qui ont marqué la scène artistique nationale. L’acteur a réussi à travers ses différents rôles à toucher un large public. En raison de sa profession, exigeant des déplacements en permanence, il passe parfois le mois sacré de Ramadan loin de sa famille. "Ramadan est un mois de jeûne, mais il est également synonyme de travail. Quand j’ai des engagements professionnels, je suis obligé de me déplacer. Je passe alors le Ramadan loin de ma petite famille. Cette année, j’ai participé au festival des contes à Rabat. Plusieurs conteurs, venus des différentes régions du Royaume, ont pris part à cet événement. L’ambiance était particulièrement conviviale et chaleureuse.", indique Abdelkader Motaâ. Et d’ajouter : "Quand je suis libre de tout engagement contractuel, je préfère passer ce mois sacré en famille dans la pure tradition marocaine. Les veillées ramadanesques sont en outre l’occasion de retrouvailles entre amis. On s’invite les uns chez les autres.". Par ailleurs, l’artiste n’a pas fait apparition dans les sitcoms des deux chaînes nationales pendant ce Ramadan. "Je n’ai reçu aucune proposition. Personne n’a fait appel à moi pour un projet de sitcom ou de téléfilm.", affirme-t-il. Le dernier téléfilm auquel il a participé est intitulé "La’îbou Ma’â Diâbs" (Le jeu avec les loups), réalisé par le comédien Saïd Naciri, il y a de cela plus de six mois. Originaire de Sidi Hajjaj, Abdelkader Motaâ a une longue carrière derrière lui jalonnée de plusieurs succès.
L’acteur a effectué ses débuts au théâtre au sein du groupe de théâtre amateur. Il a interprété son premier rôle, un étudiant perturbateur, dans la pièce théâtrale "El Madrassa El Jadida". Après quoi, il a incarné différents personnages: il aiguise son talent au rythme des interprétations plus différentes les unes que les autres. "Ma rencontre avec Taïeb Seddiki, Taïeb Laâlej et bien d’autres grandes figures du théâtre a sensiblement et positivement influencé mon parcours professionnel. J’ai beaucoup appris auprès d’eux.", ajoute-t-il. Dans les années 60, il ajoute une nouvelle corde à son arc en faisant son entrée dans le monde du septième art. Après "Tassaout", on le verra dans les longs métrages "Wechma", "Chergui ou le silence violent" et "Les bandits". Le succès que remportent les séries télévisées telles que "Sta men Steen", "Ouled Nass", "Khamssa Men Khamssin" a augmenté sa popularité. Outre le théâtre, la télévision et le cinéma, Abdelkader Motaâ s’investit également dans le social. Il est très actif dans le domaine associatif. L’artiste a récemment participé à la campagne de sensibilisation sur la pédophilie, initiée par l’association "Touche pas à mon enfant". "Plusieurs associations font appel à moi pour participer aux campagnes de sensibilisation relatives à divers sujets importants. Par patriotisme, je tiens toujours à être présent dans ces activités.", conclut-il.

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