24 Heures du Mans 2006 : Audi s’impose et en diesel

24 Heures du Mans 2006 : Audi s’impose et en diesel

Dimanche 18 juin 2006, à 17 heures, en France : il fait une chaleur caniculaire sur toute la Sarthe quand Jean-Martin Folz le P-DG du groupe PSA, donne le signal de départ de la 74ème édition des 24 Heures du Mans. Si le patron de PSA a fait le déplacement, c’est que l’écurie Peugeot accorde une grande importance à l’épreuve qu’elle compte disputer l’an prochain avec un bolide Diesel, en l’occurrence la 908 V12.
En attendant, le constructeur Audi lui aura brûlé la politesse en décrochant pour la première fois dans l’histoire des 24 Heures du Mans une victoire en moteur à gazole.  En effet, c’est en R10 à moteur TDI que l’écurie aux anneaux s’est imposée pour la sixième fois au Mans. Plus précisément, c’est l’équipage Werner-Pirro-Biela qui a signé ce triomphe au volant de l’Audi R10 n° 8. Celle-ci, partie en deuxième position sur la grille de départ derrière une autre Audi R10, avait bien entamé la course, se maintenant constamment en tête et ne perdant sa première place que brièvement lors du 14ème tour.
Au total, la R10, victorieuse, a parcouru 380 tours complets du circuit sarthois, long de 13,65km. Elle a également pu compter sur un team très performant, qui a réussi, entre autres, à réparer sa transmission en moins de dix minutes.
Ceci étant, la seconde Audi R10 TDI a fait les frais de quelques soucis d’injecteurs et d’un accrochage au milieu de la nuit, privant ainsi Audi du doublé et Tom Kristensen d’un 8ème succès en dix ans. Le pilote danois, détenteur du record avec sept victoires aux 24 H du Mans, a terminé troisième ce dimanche-là, à 13 tours du gagnant. Kristensen n’a jamais réussi à revenir sur les deux voitures de tête, malgré le meilleur tour en course, réalisé en 3:32.691 (minutes/secondes/ centièmes).
La seconde place, elle, est donc revenue au trio français Montagny-Hélary-Loeb sur Pescarolo Judd C-60 n° 17, qui a terminé à quatre tours de la première Audi.
«On ne peut pas aller les chercher», aurait déclaré M. Pescarolo à la presse, reconnaissant, de ce fait, les meilleures performances et la plus faible consommation des moteurs TDI des Audi. Ainsi, la R10 victorieuse s’est arrêtée 27 fois aux stands, contre 32 pour la Pescarolo deuxième au classement final. Bref, plus qu’une prouesse sportive d’endurance ou un défi technologique relevé avec brio, cette victoire d’Audi en TDI vient surtout récompenser le dévouement et le savoir-faire des ingénieurs d’Ingolstadt en matière de motorisations Diesel à hautes performances. C’est aussi un sacré coup de pub pour les versions à gazole des automobiles particulières de chez Audi. Cela, même si ce dernier a déjà prouvé ses talents de grand motoriste.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *