Adnane Zemmama : Confessions d’un Car Spotter

Adnane Zemmama : Confessions d’un Car Spotter

ALM : Comment as-tu débuté dans le Car Spotting? Quel a été le déclic?
Adnane Zemmama : J’ai découvert le Car Spotting à travers des photos amateurs sur Internet. Cela avait l’air intéressant. Mais le vrai déclic c’était quand j’ai vu une F430 rouge, c’était une des premières Ferrari que je voyais. C’était il y a 3 ans maintenant et à l’époque je n’étais pas encore vraiment équipé, je l’avais prise avec mon téléphone et depuis ce jour je n’ai plus arrêté.

Quelle est la voiture la plus marquante que tu as pu photographier?
Sans aucune hésitation je dirais que c’est la Mercedes SLR Stirling Moss. Il n’y en que 75 exemplaires au monde et coûte la bagatelle de 750.000 € HT. Déjà pour avoir cette voiture, il faut être possesseur d’une SLR McLaren d’une valeur de 460.000 €. Cette voiture m’a vraiment marqué car je savais que l’occasion de la revoir au Maroc ne se représenterait pas. Elle est tellement rare et sublime dans une couleur blanche. C’est sûr qu’une voiture pareille est difficile à oublier.

Comment ça se passe avec les propriétaires ?
En général je vais vers eux pour demander si je peux photographier leur voiture. Apres s’il y a un feeling, on peut entamer une discussion et des fois ils en arrivent même à me proposer de faire une petite balade. Ce fut notamment le cas avec le propriétaire d’une Mercedes CL 63 AMG. Il faut tout simplement avoir la tchatche et ne pas hésiter à faire des compliments et parfois même leur faire savoir que l’on connaît les caractéristiques de leur voiture, ce qui ne manque pas de les impressionner.

As-tu déjà eu des confrontations avec les propriétaires ?
Non pas vraiment. Il y en a qui refusent que je photographie leur voiture mais ça se respecte ceci dit. En fait, le problème se pose plus avec les gardiens de voitures. Ils essaient toujours d’avoir une petite «commission» pour vous laisser photographier une supercar qu’ils surveillent. Mais avec l’habitude ils s’impliquent et deviennent des collaborateurs pour certains. A votre passage, ils vous diront quelles voitures d’exception sont passées par là et prennent parfois eux-mêmes les photos. En fait c’est une passion qui se propage rapidement, il n’y a qu’à voir le nombre de groupes créés ces derniers temps par de jeunes Marocains sur les réseaux sociaux.

Ton plus beau souvenir en tant que Car Spotter?
Mon plus beau souvenir part en réalité d’un mauvais souvenir. A quelques jours du Bac, un conducteur en Jaguar XJL a accroché ma voiture. N’ayant pas vraiment le temps de faire un constat, préparations d’examen obligent, on s’est arrangé à l’amiable. Après les réparations je l’ai contacté pour lui rendre ce qui restait de la somme qu’il m’avait donnée, il m’en a fait cadeau. Mais en l’appelant j’avais une autre idée en tête puisque je savais qu’il avait dans son garage une XKR Cabriolet à bord de laquelle je voulais faire un tour. Quelques jours plus tard il m’a appelé pour me dire qu’il était en bas de chez moi et non seulement j’avais droit à un tour dans tout Casablanca mais en plus c’est moi qui conduisais. J’avais carte blanche pour accélérer et conduire en mode sport. Mais j’ai également un autre beau souvenir avec un autre propriétaire qui m’a offert la possibilité de conduire sa Maserati GT, c’était vraiment exceptionnel.

Quelle est la voiture que tu souhaiterais photographier et qui manque, en quelque sorte, à ton palmarès ?
Sans aucune hésitation je dirais que c’est la Bugatti Veyron. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en croiser sur nos routes et Dieu seul sait combien il y a de supercars au Maroc. Il y a quelques jours, c’est une Ferrari FF qui roulait à Casablanca mais la Bugatti serait une consécration suprême. Il y en a une qui se cache quelque part et qui ne sort jamais, tout le monde voudrait avoir ce cliché en premier.

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