Alliance automobile franco-japonaise : Pour renforcer les liens avec Nissan, l’Etat français prêt à réduire sa part dans Renault

Alliance automobile franco-japonaise : Pour renforcer les liens avec Nissan, l’Etat français prêt à réduire sa part dans Renault

Après l’échec des négociations entre Renault et son rival Fiat Chrysler, le gouvernement français veut donner des gages au partenaire japonais Nissan, se disant prêt à abaisser sa part dans le groupe au losange, un sujet de frictions récurrent.

En première ligne sur ce dossier, le ministre français de l’économie a appelé samedi dernier, dans un entretien avec l’AFP, à renforcer l’alliance automobile franco-japonaise avant de songer à un rapprochement avec un autre constructeur.

«Remettons les choses dans le bon ordre», lance M. Le Maire en marge du G20 Finances à Fukuoka, dans le sud-ouest du Japon.

«Dans le bon ordre, ça veut dire d’abord la consolidation de l’alliance, et ensuite la consolidation (avec d’autres partenaires), et pas l’un avant l’autre, parce que sinon vous risquez que tout s’effondre comme un château de cartes».

«Nous pouvons réduire la part de l’Etat dans le capital» de Renault, a assuré le ministre, avec l’apparente volonté de tendre la main à Nissan, très rétif aux interférences du gouvernement français. «Cela ne pose pas de difficultés sous réserve qu’au bout du compte on ait une alliance plus solide entre les deux grands constructeurs automobiles que sont Renault et Nissan».

Il y a quelques jours, Renault s’apprêtait à convoler avec le constructeur Fiat Chrysler Automobiles (FCA), mais le fiancé italo-américain a créé la stupéfaction en retirant son offre, invoquant des «exigences» de Bercy et «les conditions politiques» en France. «L’Etat français est l’actionnaire de référence chez Renault, donc il est légitime que l’actionnaire de référence joue son rôle», a justifié M. Le Maire.

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