Anneaux revigorés

Anneaux revigorés

S’étant imposée sur la plupart des marchés européens, l’Audi est actuellement au Maroc une marque qui monte et qui monte. Les chiffres sont là pour le prouver : 244 véhicules vendus en 2004, soit près de 33 % de plus par rapport à l’année précédente. Pas mal pour un label premium. C’est en tout cas bien plus que les 48 unités que Jaguar Maroc a tout juste pu écouler au cours de la même année. Et pour cause, la CAC (Centrale automobile chérifienne), l’importateur marocain du constructeur aux anneaux, use de tous les moyens pour présenter ses modèles dans l’écrin qu’ils méritent, tout en faisant montre d’une agressivité commerciale des plus payantes. Cela s’entend par des pubs suggestives ici et là, mais aussi par un positionnement tarifaire des plus attrayants. C’est notamment le cas de la familiale A4 qui se taille la part du lion, jouant ainsi le rôle de la locomotive de la gamme. Et les mois qui suivront ne pourront que confirmer (voire accentuer) cette donne, puisque c’est dans sa version restylée que l’A4 est désormais proposée.
Une version qui arbore une nouvelle apparence, tout en conservant son allure générale précédente. Qu’est ce qui change ? La face avant tout d’abord, avec notamment la calandre verticale, baptisée «Single frame» par le constructeur qui l’a désormais généralisée sur l’ensemble de sa gamme. Plus expressive, la familiale aux anneaux l’est aussi du fait d’un regard plus agressif grâce aux optiques aux contours incisifs et encore plus transparents. Plus inédits et rappelant étroitement ceux de la petite soeur A3 Sportback, les feux arrière s’étirent vers le centre de la poupe, tout en épousant la partie haute de la malle du coffre. Les flancs ne sont pas en reste, avec une nervure plus marquée courant le long du véhicule et accentuant son côté aiguisé. Bref, plus racée mais sans pour autant être bestiale, la «nouvelle» A4 gagne en prestance et en séduction ce qu’elle perd en sobriété et en discrétion. C’est qu’elle a eu droit, en fait, à un lifting bien plus profond qu’il n’y paraît. L’Audi annonce même que 80 % des pièces sont inédites. Toujours dans le même ordre d’idées, on retiendra que ces modifications de carrosserie font porter sa longueur totale à 4,586 m, soit 3,8 cm de plus qu’auparavant. Conséquence, le coffre atteint désormais un volume de 460 litres. Soit 15 litres de plus que la précédente version et, à titre comparatif, 30 litres de plus que celui d’une Mercedes Classe C. L’intérieur a lui aussi droit à des évolutions, mais dans une moindre mesure. La plus frappante se situe au niveau de la planche de bord, désormais intégrant la nouvelle génération de volants chez Audi. En effet celui-ci (le volant) fait un joli clin d’oeil à l’extérieur en reprenant en son centre la forme verticale de la calandre. Outre ce détail, la planche de bord initiale demeure, mais s’agrémente -selon les niveaux de finition- de placages d’aluminium brossé ou de bois précieux. Côté équipement, la familiale d’Audi a revu sa copie, offrant sur toutes les versions une dotation des plus complètes. Jugez-en : huit airbags (frontaux, latéraux et rideaux), la climatisation automatique à régulation électronique, des jantes en aluminium de 16 pouces, des antibrouillards… Le tout, sans omettre une flopée de systèmes d’aide à la conduite : ESP (contrôle de trajectoire), ASR (antipatinage), EDS (blocage de différentiel électronique), ainsi qu’un dispositif de freinage ABS pourvu d’un répartiteur (EBV) et d’une assistance (BAS). A ce niveau d’entrée de gamme (Référence), le second (Pack Confort) ajoute un chargeur CD, une alarme et des placages de chrome extérieurs. En revanche, pour disposer de la sellerie cuir, il faudra opter pour la version haute (Pack Avus). Encore plus étoffée, la finition sportive (Pack S-Line) met le paquet en termes d’artifices sportifs. Cela va des inserts intérieurs en aluminium brossé, au sièges presque baquets (nappés de cuir et d’Alcantara et à réglages électriques), en passant par des jantes spécifiques de 17 pouces reliées à un châssis rabaissé. De quoi exploiter pleinement le potentiel des motorisations, elles aussi renforcées à cette occasion.
Il s’agit des quatre-cylindres essence 2.0 litres (130 ch) et 1.8 Turbo (163 ch), coiffés par le puissant V6 de 3.0 litres de cylindrée et 220 ch de puissance. Du côté des TDI, la gamme importée comprend, là encore, trois blocs : le 2.0 l de 140 ch, le 2.5 l de 163 ch (tous les deux à injecteurs-pompes), ainsi que le nouveau 3.0 TDI de 204 ch, avec lequel Audi cède enfin au système common rail (rampe commune), mais faisant appel aux derniers raffinements technologiques en la matière (injecteurs piézo-électriques). Pouvant tous être associés à des boîtes automatiques séquentielles (Tiptronic) ou à variation continue (Multitronic), ces moteurs restent à la hauteur du blason arboré par le véhicule.
Côté finances, il ne sera pas forcément nécessaire de s’habiller en Lanvin, se chausser en Weston, ou regarder l’heure dans une Rolex pour rouler en nouvelle A4. En effet, la familiale d’Audi démarre ses tarifs à partir de 359.000 Dhs en essence (2.0 l essence Référence) et 389.000 Dhs en Diesel (2.0 l TDI Référence), soit l’un des meilleurs rapports prix/équipement de sa catégorie. Certes, elle s’adresse à des clients d’un certain niveau social, mais pas pour autant riches. En fait, cette clientèle est plutôt particulière par sa conception du luxe automobile… Celle qui fait le plus appel à la notion de valeur par la différence.

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