Anthony Bradbury : «le Freelander II est plus sûr»

Anthony Bradbury : «le Freelander II est plus sûr»

ALM : Quelle est actuellement la part de Land Rover sur le marché mondial des 4×4 de luxe ?
Anthony Bradbury : Sur son marché local qui est le Royaume-Uni, la marque Land Rover détient la plus grosse part de marché dans le segment des 4×4 de luxe et elle en est le leader. En Europe, aux Etats-Unis et sur les autres marchés, les choses sont un peu plus différentes, mais globalement, Land Rover reste un acteur significatif dans le marché mondial des 4×4 de luxe. Maintenant, il est clair que l’arrivée du nouveau Freelander aura une incidence positive sur notre part de marché mondiale, ce qui est d’ailleurs notre première ambition avec ce modèle.

Y aura-t-il une carrosserie trois portes du nouveau Freelander ?
Nous avons longtemps étudié cette hypothèse lors du développement de cette deuxième génération du Freelander. Puis, nous avons décidé de nous limiter à la carrosserie cinq portes. Pourquoi ? Pour la simple raison que les principaux concurrents du Freelander, qu’ils soient premium ou pas, ne sont disponibles qu’en 5 portes. Il y a aussi le fait que la plupart des 4×4 trois portes constituent plutôt une offre «cheap» et bon marché, ce qui ne correspond pas du tout à notre stratégie. Nous avons donc préféré concentrer tous nos efforts sur une seule version du Freelander, qui répondrait à des attentes et des standards de qualité élevés.

N’est-il pas question d’un projet de crossover qui permettrait à Land Rover de mieux conquérir le marché américain ?
Pour être honnête, le nouveau Freelander, qui s’appelle LR2 aux Etats-Unis, est actuellement perçu là-bas comme un véhicule assez proche d’un crossover. Maintenant, nous ne prévoyons pas de produire un strict crossover parce ce que pour nous, les aptitudes d’un véhicule en franchissement autant que son volume intérieur passent avant toute chose sur un véhicule badgé Land Rover. Nous n’aimerions donc pas sacrifier de telles qualités sur l’autel du design, qui reste la principale caractéristique d’un crossover.

S’agissant du Freelander, est-ce qu’il disposera de série du système «Terrain Response» ?
Le «Terrain Response» équipera toutes les versions du Freelander à l’exception de la finition «E», qui correspond au niveau d’équipement d’entrée de gamme.

La précédente génération du Freelander a connu pas mal de problèmes en après-vente. Pensez-vous que ce nouveau modèle sera plus fiable et mieux assemblé que celui qu’il remplace ?
Le Freelander II est plus sûr que celui qu’il remplace. Pour s’en convaincre, j’aimerais mettre l’accent sur deux aspects. Premièrement, le nouveau Freelander a été, dès le départ, développé et conçu, selon les process du groupe Ford qui sont très rigoureux en termes de design et de robustesse. Le deuxième point sur lequel j’aimerais insister est que le nouveau Freelander sera produit dans l’usine de Halewood à Liverpool, soit le site industriel européen le plus performant en terme de qualité, selon l’enquête de JD Power réalisée en 2005. Nous sommes donc confiants que la combinaison de ces deux facteurs fera que le nouveau Freelander sera assurément et réellement un produit de grande qualité.

• Propos recueillis à Essaouira par Jalil Bennani

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