Après la pluie, le beau temps

Après la pluie, le beau temps

Le Salon de l’automobile de Detroit s’est ouvert lundi sous le signe de l’optimisme trois ans après une crise dévastatrice, les constructeurs américains affichant leur santé retrouvée et le marché du luxe dominant les thématiques. Signe des temps, General Motors a servi cette année du champagne et des bouchées au homard lors de la conférence de presse de sa filiale haut de gamme Cadillac. Pour rappel, en 2009, au plus fort de la pire crise économique depuis la Grande Dépression aux Etats-Unis, le numéro un américain de l’automobile a fait faillite, n’échappant à la disparition qu’au prix d’un soutien gouvernemental massif de 50 milliards de dollars, tandis que son rival Ford accumulait des dettes abyssales. Tous deux génèrent aujourd’hui de confortables bénéfices grâce à une radicale restructuration et un net redressement de leurs ventes. Alors que le marché européen est déprimé, l’environnement devrait être favorable cette année aux Etats-Unis. Constructeurs et analystes tablent sur des ventes de 13,5 à 14,5 millions de voitures aux Etats-Unis en 2012, contre 12,8 millions d’unités en 2011 et 11,6 millions en 2010. Cela reste toutefois largement inférieur aux 15 à 17 millions de véhicules par an vendus pendant la dizaine d’année précédant l’effondrement du marché automobile en 2008. Au niveau mondial, les ventes de voitures devraient augmenter de 70 millions d’unités en 2012 à 110 millions en 2020, a prédit dimanche à Detroit le directeur général de Mercedes, Dieter Zetsche. Selon lui, une part disproportionnée de cette croissance ira vers le segment haut de gamme, soulignant l’importance que prend le marché des voitures de luxe, dominé dans le monde entier par les constructeurs allemands, et notamment aux Etats-Unis où ils ont récemment détrôné Toyota et son enseigne Lexus.

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