Aston Martin DBS : Quand la malédiction frappe James Bond

Le budget de «Quantum of Solace», le prochain James Bond, va finalement et inévitablement coûter plus cher que prévu. Telles sont les premières conclusions des producteurs et des responsables en charge du tournage de ce film qui ne peuvent que constater avec regret l’ampleur des dégâts. L’allusion est en particulier faite au budget «automobile» de cette production cinématographique dans laquelle le plus célèbre des agents secrets britanniques effectue ses courses poursuites en Aston Martin DBS.
Les faits se déroulent en Italie et plus précisément aux abords du lac de Garde, l’un des plus importants lacs du pays, situé entre Venise et Milan. Mi-avril, les soucis commencent avec une sortie de route assez violente de la DBS, avec à son volant non pas Daniel Craig, l’actuel acteur incarnant le personnage de James Bond, mais un ingénieur, Fraser Dunn. Ce dernier, pour des raisons toujours inconnues, perd le contrôle de son bolide, lequel quitte la route, franchit la barrière de sécurité et va plonger dans le lac de Garde. Repêché vivant, le cascadeur se sera finalement offert une belle frayeur, avant de ressentir beaucoup d’amertume. Normal, lorsqu’on assiste au repêchage d’un véhicule aussi coûteux, que l’on vient de mettre dans un état piteux. Une opération réalisée avec des moyens importants (grue géante, bateaux de sauvetage…) et constituant donc un énième surcoût pour les producteurs du film.
Une semaine plus tard, rebelote ! Dans la localité montagneuse de Cararra (à environ 280 kilomètres du lac de Garde), un nouvel exemplaire de la DBS percute un mur de marbre. Certes, la scène était plus ou moins programmée pour aboutir de la sorte, mais la cascade aurait une fois de plus mal virée, faisant violemment mordre la poussière à l’Aston et à son pilote. Celui-ci, un certain Aris Comminos, souffrirait de sérieuses blessures à la tête.  Bref, un parcours chaotique pour ce bolide, comme pour le tournage du film dans lequel il apparaît. Un tournage vraisemblablement maudit et qui a tout de même pu être achevé la semaine dernière. Plusieurs semaines de post-production seront encore nécessaires avant la sortie de «Quantum of Solace» en novembre dans les salles européennes. Et au vu de toutes ces péripéties, on a bien des questions à se poser sur le résultat final.


L’Aston de M. Bond, son nom est S, DBS



Entre James Bond et Aston Martin c’est une longue histoire d’amour au cinéma. Une idyle entamée depuis Golfinger avec la mémorable DB5 et qui se poursuit aujourd’hui avec l’actuelle DBS. Un bolide qui ne jure que par un V12 à la puissance plus que respectable, puisqu’il développe 517 ch, pour un couple de 570 Nm. Une horde de cavaleries qui se transmet aux roues arrière par une boîte Manuelle à 6 rapports et des valeurs qui permettent à l’agent 007, comme à tout autre conducteur avéré des performances de haute volée.
La supercar anglaise abat ainsi le 0 à 100 km/0 en 4,3 secondes et accélère au-delà des 300 km/h. De quoi semer tous les méchants qui traquent l’agent secret de la couronne britannique. Sauf que lui n’a pas à débourser les quelque 240.000 euros nécessaires pour rouler en DBS. C’est là, un des avantages de s’appeler «Bond, James Bond».

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