Au volant, la vie n’a pas de prix

Au volant, la vie n’a pas de prix

Apparu en 1997, Euro NCAP (European New Car Assessment Programme) s’est fixé pour mission de réaliser ses propres crash-tests (tests d’impact) sur les différents véhicules vendus en Europe. Basée au départ en Angleterre, cette association siège actuellement à Bruxelles et a pour nouveau responsable, le professeur Claes Tingvall, qui vient de remplacer Max Mosley, qui est toujours le président de la FIA (Fédération internationale automobile). L’Euro NCAP est doté d’un budget annuel d’environ 6,5 millions d’euros, financé par la FIA, l’Union européenne, les gouvernements de 5 pays (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Pays-Bas, et Suède), mais aussi par les membres partenaires de l’Euro NCAP, que sont, entre autres, l’ICRT (International Consumer Research & Testing), une association de consommateurs, l’AIT (l’Association internationale du tourisme), ainsi qu’un automobile club Allemand, l’ADAC (Allgemeiner Deutscher Automobil-Club). C’est d’ailleurs dans les locaux de ce dernier que sont effectués les crash-tests Euro NCAP.
Tous les ans, 40 véhicules, flambants neufs, sont achetés dans l’anonymat par l’association et «sacrifiés» en étant crashés frontalement et latéralement, avant d’être passés au peigne fin, par les accidentologues de l’Euro NCAP.
Concrètement, les voitures subissent trois tests. Le premier (noté sur 16 points), un choc frontal contre une barrière métallique déformable et effectué à 64 km/h, soit 8 km/h de plus que la vitesse lors des tests d’homologation officiels, ce qui équivaut aussi à 30 % d’énergie supplémentaire. Le second test (noté sur 16 points), est un choc latéral effectué, lui aussi, contre une structure déformable. Il s’agit d’une sorte de chariot qui heurte le véhicule du côté conducteur à 50 km/h. Enfin, le troisième choc (noté sur deux points), appelé «test du poteau» (ou «Pole test», en anglais) voit l’auto, posée sur une plate-forme et poussée à 25 km/h vers un poteau d’un diamètre de 25 cm, pour simuler un arbre par exemple. Introduite depuis 2000, cette épreuve été mise en place pour tester la protection a apportée par les airbags rideaux, au niveau de la tête du conducteur. Elle permet en tout cas à une voiture de gagner 2 points en plus, et donc, si les autres tests sont satisfaisants d’obtenir le maximum d’étoiles, cinq. C’est d’ailleurs, ce qui explique en quelque sorte l’élargissement du club des véhicules à 5 étoiles à savoir.
Dans ces tests, on installe plusieurs types de mannequins : conducteur, passager et enfants (représentant un enfant de trois ans et un bébé de 18 mois placé sur un siège spécifique).
Ces mannequins sont truffés de capteurs qui calculent les chocs, déformations, et épreuves de force subis par les principaux organes du corps, au niveau du bassin et de la tête. Ensuite, les ingénieurs mesurent une série de paramètres : efficacité des airbags, déplacement du volant, déchirures du plancher…
La hiérarchie des véhicules testés par Euro NCAP s’établit sur une note maximale de cinq étoiles pour la protection des adultes et des enfants et de quatre étoiles pour la sécurité du piéton. La première voiture à avoir obtenu le score de cinq étoiles était la Renault Laguna II en 2001, avec un total de 33 points. Actuellement, l’Euro NCAP compte quelque 220 voitures «crashées» et répertoriées et leurs tests et résultats sont accessibles au public sur Internet à l’adresse «www.euroncap.com».
Les meilleures élèves de la classe s’appellent, Renault, Mercedes, Toyota, Volvo et Saab. La marque au losange peut se vanter d’être le constructeur le plus étoilés (avec 6 modèles à cinq étoile), dont l’Espace qui constitue le véhicule à quatre roues le plus sûr au monde, avec 35 points et une note de 18/18 dans le test latéral, soit une résistance à 100 % ! Pour sa part, Toyota s’est récemment distinguée avec l’Avensis, familiale la plus sûre (34 points) et plus récemment la Corolla Verso et la Prius (voiture hybride) qui ont elles aussi rejoint le «club des cinq». Idem pour Mercedes avec les classes E et C, Volvo pour la S40 et Saab pour la 9-5.
Aujourd’hui, les crash-tests Euro NCAP sont devenus une véritable préoccupation pour les constructeurs automobiles, offrant des voitures plus sûres, au bonheur de la sécurité des automobilistes.

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