Bijou de technologie

Bijou de technologie

Cela fait un bon moment que Citroën nous a habitués à des voitures peu conventionnelles. C’est le cas de sa dernière nouveauté, la C4, qui vient tout juste de démarrer sa commercialisation en Europe, dans ses deux versions : berline à hayon et coupé 3 portes. Ce dernier reçoit une ligne plus audacieuse et l’exclusivité d’abriter un puissant 2.0 litres essence de 180 ch sous son capot. Une version qu’ALM a eu l’occasion de conduire (voir rubrique Test-drive page 17) lors des essais-presse de la gamme C4, organisés par le constructeur à Biarritz en France. Une occasion pour découvrir dans le détail et sous toutes ses coutures la version 5 portes, qui fera l’essentiel des ventes au Maroc.
Et parce que la succession d’un best-seller comme la Xsara n’est pas une chose aisée, Citroën a mis les petites plats dans les grands. Résultat : en bonne descendante de la DS, qui s’était montrée très avant-gardiste pour son époque (phares tournants, suspension hydropneumatique…), la C4 affiche une bonne dose d’innovation technologique. Sur le plan stylistique, la donne est aux surfaces fluides et aux atours combinant savamment rondeurs et lignes tranchantes. C’est le cas notamment de la face avant qui arbore le nouveau «regard» de la marque, inauguré à l’occasion du récent restylage de la C5. Un regard assez expressif, qui se distingue par deux chevrons allongés et formant une calandre ajourée, ainsi que par des blocs de phares en forme de boomerang étirés sur les côtés. Au sujet des projecteurs, on retiendra d’une part qu’ils sont directionnels (c’est-à-dire éclairant dans les virages) et d’autre part, qu’ils sont communs aux deux carrosseries. A l’inverse, la poupe diffère d’une version à l’autre : classique avec un pavillon plongeant vers un hayon très arrondi pour la berline et tronquée par une lunette en deux parties et des feux verticaux et coniques pour le coupé.
Plutôt longue (environ 4,27 m, soit 8,5 cm de plus que la Xsara), la C4 repose sur la même plate-forme que la Peugeot 307, dont elle est plus basse (1,46 m contre 1,51 m). C’est, entre autres, pour cela que la Citroën affiche un Cx de 0,29, soit l’un des meilleurs coefficients de pénétration dans l’air de sa catégorie (si ce n’est le record). De quoi largement contribuer au confort des occupants, d’autant plus que le vitrage latéral est en verre feuilleté (résistant et insonorisant) ce qui est plutôt rare dans ce segment. Fluide et aérodynamique, la C4 est ainsi nettement plus aboutie que sa devancière, mais pas qu’extérieurement. Son habitacle regorge d’aspects pratiques et de gadgets high-tech pour offrir ergonomie et bien-être à bord.
Ainsi, face aux sièges bien dessinés, la planche de bord est d’une grande originalité, avec un mouvement en demi-cercle dont le centre abrite un afficheur digital pour certaines données, à l’exception du régime du moteur. Celui-ci (c’est-à-dire le compte-tours) trouve sa place à travers un large écran numérique incurvé et situé derrière le volant… à moyeu fixe. Ce dernier, qui est une première mondiale, constitue l’innovation majeure de la C4.
Plus qu’un détail stylé, il signe une véritable avancée en matière d’ergonomie, puisqu’il permet d’une part, de loger un airbag conducteur à forme optimisé et d’autre part, d’offrir une meilleure prise en main des différentes commandes satellites, même quand le volant est tourné, puisque celles-ci sont réunies sur un support stable. On notera aussi des habillages intérieurs de meilleure qualité, tant au niveau des matériaux, que celui de l’assemblage. Bref, l’une des meilleures finitions de la catégorie. Au demeurant, l’espace aux jambes au niveau de la banquette arrière s’annonce comme suffisant, à l’inverse du coffre qui perd quelque 18 litres (soit un volume total de 320 litres), faisant les frais de l’architecture extérieure.
Outre la climatisation automatique (pouvant réfrigérer la boîte à gant), les six airbags, ou encore le régulateur de vitesse, la C4 fait la part belle aux friandises high-tech. Radar de stationnement, détecteur de sous-gonflage des pneus, ESP (contrôle de stabilité), phares au xénon, capteur de pluie… Que de raffinements, dont la plupart seront facturés en option, ou alors l’apanage des versions les plus huppées. Ce sera le cas aussi des sièges avant, pouvant être en cuir et chauffant, voire vibrant pour le conducteur. C’est ainsi que fonctionne le système AFIL (Alerte de franchissement involontaire de ligne) qui, grâce à des capteurs à infrarouges installés sous le bouclier avant, distingue un dépassement non-intentionnel du conducteur.
Dès lors, ce dernier, étourdi ou endormi, est alerté par un petit vibreur niché sous son siège. Dans un registre plus fantaisiste, pas non moins pratique, la C4 est la première voiture à recevoir un diffuseur de parfum d’ambiance intégré. Voilà qui plaira bien aux dames…
Sous le capot, la C4 reçoit des moteurs du groupe, dont une bonne partie anime les Peugeot 307 et 407. Au total 8 blocs : 5 essence (1.4 de 90 ch, 1.6 de 110 ch et 2.0 de 138, 143 ou 180 ch) et 3 Diesel HDi (1.6 de 92 ou 110 ch et 2.0 de 138 ch).Construite sur le site de Mulhouse à 260.000 exemplaires par an, la C4 est attendue au Maroc pour janvier 2005. Une date qui marquera sans doute un nouveau départ de la marque aux chevrons.

• DNES à Biarritz Jalil Bennani

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *