BMW 335i Coupé : Du Sport à l’état pur

BMW 335i Coupé : Du Sport à l’état pur

Où s’arrêtera BMW ? Dans sa quête à vouloir constamment se surpasser en produisant des voitures toujours aussi puissantes et à chaque fois plus performantes, la Bayerische Motoren Werk (BMW) a enfanté de la plus belle manière que ce soit une nouvelle génération du Coupé dérivé de sa familiale, la Série 3. Et pour le constructeur bavarois, il semblerait que le Coupé Série 3 ait souvent été considéré comme étant «le frère le plus exclusif de la berline». On ne le contestera point.
D’autant plus que ce nouveau Coupé se veut un modèle à part, retravaillé à tous les niveaux et différent à plus d’un titre de la «3» berline. A commencer par son design… Dans ce registre, et au-delà du fait que l’on soit en présence d’une carrosserie à deux portes, la principale différence se situe à l’arrière du véhicule. En adoptant des blocs de feu larges et au graphisme inédit, la poupe rappelle le style de certaines productions américaines, surtout qu’elle arbore un aspect assez massif, du moins par rapport à la précédente génération.
Au passage, on soulignera que le volume du coffre atteint 440 litres, soit 30 litres de plus qu’auparavant. Autres spécificités de cette déclinaison : le dessin des rétroviseurs extérieurs, l’inclinaison des montants du pare-brise ou encore le vitrage latéral réduit du fait d’une ligne de caisse assez haute.
Toujours de profil, on retrouve assurément les trois éléments fondamentaux de tout coupé sportif, à savoir deux grandes portières, un porte-à-faux avant court ainsi qu’une ligne de toit rabaissée et élancée vers l’arrière. Mais après avoir scruté cette «Béhème» dans ses moindres détails et sous tous ses angles, il apparaît que c’est plutôt à travers sa face avant qu’elle puise le plus son originalité, voire même toute la force de sa personnalité. Dôme de puissance, le long capot (réalisé en aluminium) légèrement bombé s’achève là où commence le double haricot, trait typique d’une calandre de BMW.
Bien entendu, le bouclier avant a été remodelé intégrant une large prise d’air en trois parties. Mais le détail de carrosserie le plus fascinant à ce niveau de l’auto sont incontestablement les contours des blocs de phares. Leurs extrémités, presque enchevêtrées, pourraient -pour certains- évoquer des coups de crayons sur un croquis en papier. Les responsables de BMW, eux, aiment surtout à préciser que ces projecteurs intègrent une couronne lumineuse en guise d’éclairage du jour. Ce dernier étant devenu obligatoire dans de nombreux pays européens.
Le descriptif extérieur étant fait et commenté sur place, vient alors le grand moment de la prise en main du véhicule.
On commence par découvrir et apprécier un habitacle qui correspond pleinement à l’identité sportive de ce véhicule. Si la planche de bord a été extrapolée de la berline, elle reçoit quelques placages en aluminium brossé. Un matériau noble que l’on retrouve notamment autour des compteurs, sur deux des trois branches du volant, ou encore sur une grande partie du levier de vitesse. Ceci étant une petite exclusivité figure à bord de cette BMW : l’«approche-ceinture automatique». Une innovation qui a son pesant en matière de confort. Ainsi, fixée sur le montant central fort reculé comme sur tout coupé, la ceinture est électriquement amenée au conducteur et à son passager avant dès que les deux portes sont fermées et la clé électronique insérée dans sa fente située à droite du volant. BMW a donc largement pris le soin de travailler sur le volet ergonomique de son nouveau coupé.
En atteste aussi l’accessibilité aux places arrière. En effet, le coulissement (également électronique) des sièges avant permet d’avoir un espace assez dégagé pour prendre place à l’arrière. Une fois installé, toute la dimension de ce 2+2 est mise en relief. L’espace aux jambes est correct pour une voiture de ce segment et les deux passagers s’installent sur des fauteuils individuels, bas et séparés par le tunnel de transmission. Une mini-console centrale leur offre un bac de rangement qui se referme, ainsi que des diffuseurs d’air (chaud ou froid) à réglages individuels.
Mais à n’en pas douter une seconde, la meilleure place reste celle du conducteur. Celui-ci profite non seulement d’un poste de conduite légèrement orienté vers lui, mais toutes les commandes lui tombent sous la main. A commencer par la molette rotative du système drive, une sorte de centrale de commandes pouvant piloter des centaines de fonctions (navigation, hi-fi, climatisation, réglage du véhicule). Bien entendu et en BMW digne de son nom, le Coupé Série 3 ne manque pas d’équipements de confort et autres sophistications.
On citera notamment des sièges en cuir à réglages électriques, la climatisation automatique bi-zone, le radar de stationnement ou encore les phares à technologie bi-xénon et à éclairage directionnel actif dans les virages. Et des virages, ce coupé s’en est joué remarquablement sur les routes autrichiennes et plus précisément aux envions d’Innsbruck, haut-lieu du Tyrol. Une région réputée pour ses hauteurs, avec à la clé des passages sinueux dont le nouveau Coupé de la marque à l’hélice n’a fait qu’une bouchée. Bardée d’une flopée de systèmes d’aide à la conduite dont le DSC (un contrôle dynamique de stabilité de dernière génération), l’auto reste scotchée à l’asphalte faisant remarquablement preuve d’une adhérence à toute épreuve.
Mais surtout, notre version d’essai, en l’occurrence une 335i, abritait sous son capot un tout nouveau 6 cylindres (en ligne bien sûr) essence. D’une cylindrée de 3.0 litres, ce moteur est suralimenté par deux turbos et doté d’une injection dite à «Haute Précision». Un vrai joyau mécanique, qui délivre 306 chevaux pour un couple de 400 Nm disponible dès un régime bas de 1.300 trs/min. A la moindre pression franche sur l’accélérateur, cette allemande au tempérament sportif s’énerve et l’aiguille du compte-tours peut rapidement atteindre la zone rouge établie au-delà des 7.000 trs/min.
Avec ce moteur, associé au choix à une boîte manuelle à six rapports ou à une transmission automatique avec mode séquentiel, la plus sportive de la gamme Série 3 actuellement se révèle être une avaleuse de bitume presque indomptable. Difficile de décrire ou transcrire toutes les fortes sensations que procure cette mécanique à la mélodicité envoûtante, avec en prime, des performances routières de haute volée. Outre le 0 à 100 km/h exécuté en 5,2 sec, d’autres chiffres parlent d’eux-mêmes : 110 km/h en deuxième, 155 km/h en 3ème, 210 en quatrième. Limitée électroniquement à 250 km/h, la vitesse de pointe est atteinte d’une facilité déconcertante en 6ème vitesse. Débridée, cette BMW frôlerait même le cap des 300 km/h. Tout est dit. Enfin, presque.
Disponible à la vente dans quelques semaines auprès de la Smeia (l’importateur exclusif de BMW), le nouveau Coupé 335i sera affiché à 660.000 DH, mais accessible à partir de 554.000 DH pour la version 325 Ci. Quant à la clientèle ciblée, ce sera surtout celle qui aura compris la phrase toute simple de l’un des responsables de BMW, disant que «la décision d’acheter un coupé exprime le désir de se démarquer».

• DNES en Autriche, Jalil Bennani

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