BMW Série 3 GT : Et de 3 pour la F30 !

BMW Série 3 GT : Et de 3 pour la F30 !

Nous l’avions découverte pour la première fois au Salon de Genève il y a quelques jours mais c’est en Italie que nous avons pu passer du temps à son volant et faire ample connaissance. Il s’agit de la Série 3 GT, 3ème déclinaison du modèle à succès de BMW. Après la berline et le break, l’allemande a eu droit à sa version Gran Turismo. C’est sur les routes siciliennes que nous avons pu l’essayer dans ses versions 320d et 335i.
GT, voilà deux lettres qui créent souvent la polémique chez les fans de la marque à l’hélice. Après la Série 5 GT au succès très mitigé, c’était au tour de sa petite sœur, la Série 3, d’avoir droit à cette déclinaison. Après avoir lancé la berline et le break, c’est la GT qui a été présentée à la presse internationale à Palerme en Italie alors qu’elle a été dévoilée pour la première fois au Salon de Genève au début de ce mois.
Arrivés à l’aéroport de Palerme, nous sommes accueillis par l’organisation et d’emblée plongés dans le monde de BMW à travers la fameuse F10 550i qui peut provoquer la chair de poule à chaque accélération. Mais si nous sommes là, c’est avant tout pour prendre en main la nouvelle variante de la Série 3, la 3ème de cette F30 qui qui en fait tourner bien des têtes.
Dès le lendemain matin, nous découvrons notre monture pour cette première journée d’essai. Nous commençons en douceur avec la 320 d. Petit tour du propriétaire et briefing des équipes de BMW avant de prendre la route. Esthétiquement, elle conserve tout naturellement les codes stylistiques de la Série 3 et les gènes qui ont fait le succès de la marque à l’hélice dans le monde entier. Ceci dit, avec un gabarit plus imposant, elle a su les adapter pour arborer un look qui lui est propre. En effet, elle a droit à des naseaux larges et puissants ainsi qu’un bouclier avant qui lui procure un caractère sportif certain.
Mais avec une longueur accrue de 20 cm par rapport à la berline, elle se devait d’adapter son profil à sa vocation familiale, et il faut dire que le résultat est plutôt réussi. Certains aimeront et d’autres pas mais il faut se rendre à l’évidence et saluer ses lignes dynamiques qui n’ont pas pâti de la présence du hayon. Elle réussit même à avoir le look d’un coupé grâce à sa ligne de toit descendant vers l’arrière qui se pare pour la première fois d’un aileron actif qui se fait discret, à de basses vitesses, pour ne pas perturber la ligne de la Série 3 GT.
Une fois à l’intérieur, la finition que l’on connaît à BMW est, bien évidemment, au rendez-vous. Avec un poste de conduite tourné vers le conducteur, l’arrière, lui, a été conçu de façon à offrir aux passagers une ambiance enveloppante mais tout aussi généreuse. Il faut dire qu’avec un empattement de 2,92 m, soit 9 cm de plus que la berline, c’est plutôt chose aisée. Une fois l’iDrive en marche, nous choisissons notre itinéraire de la journée pour démarrer l’essai. Il faut dire que les équipes de BMW ont opté pour des routes secondaires où les virages se succèdent durant de longs kilomètres. Les paysages sont beaux, les champs fleuris, et même le soleil était de la partie. Que demander de plus.
Notre 320 d développant 184 ch et équipée de la fameuse boîte à 8 rapports, se montre très agréable à conduire. Bien campée sur ses roues, malgré son gabarit, elle fait honneur à sa famille grâce à sa tenue de route enchaînant les virages sans broncher. Mais si le 4-cylindres en ligne se montre plutôt discret en dessous de 2000 tr/min, on l’entend un peu plus dès qu’on monte dans les tours. Ceci n’enlève rien à son punch. Répondant à la moindre sollicitation du pied droit et obéissant au doigt et à l’œil à la boîte à travers ses palettes au volant. Un pur régal dans l’arrière-pays sicilien passant par de petits villages, notamment Santa Margherita, qui a sans doute donné son nom à la pizza ! Après tout nous sommes en Italie !
Deuxième jour d’essais, même région mais paysages différents et surtout autre motorisation. Après la 320 d nous avons eu droit à la version la plus puissante du moment pour cette GT à savoir la 335i, qui joue sur un tout autre registre avec ses 306 ch. Faisant toujours preuve de qualités dynamiques dans les virages italiens, elle offre une toute autre sonorité, plus mélodieuse et plus agréable pour les oreilles de mélomanes adeptes du 6-cylindres en ligne de la marque à l’hélice. En optant pour le mode Sport ou encore plus radical, désactivant le correcteur de trajectoire, le Sport+, la chorale des 306 équidés change de ton, pour notre plus grand plaisir. Une fois encore nous ne pouvons que saluer la boîte auto à 8 rapports qui nous a permis de faire notre trajet sans perdre la moindre seconde, grâce à sa rapidité d’exécution.
Alors, si les avis peuvent
être partagés concernant son look, qui est moins flagrant que pour la Série 5 GT, la Série 3 GT se rattrape largement grâce à ses performances et prouesses techniques qui en font une vraie BMW, tout comme on les aime !

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