BMW Série 5 Facelift ou le «dynamisme efficient»

BMW Série 5 Facelift ou le «dynamisme efficient»

«EfficientDynamics». Cette expression anglaise, que l’on pourrait traduire en français par «Dynamisme efficient», correspond à la nouvelle dimension que veut se donner la Série 5 restylée de BMW. Restylée ou comme ils disent «facelift», un autre anglicisme…
«Ils», ce sont les responsables du BMW Group, qui viennent de présenter à la presse mondiale la Série 5, facelift donc, et qui, lorsqu’on leur pose la question «sur quoi a porté le travail de restylage de la "5" ?», ils vous répondent «accroître l’efficacité !».
Au-delà de toutes ces considérations marketing, la Série 5 ne s’est jamais aussi bien vendue qu’en 2006 (lire encadré). Pour autant, cela n’empêche pas le constructeur de revoir sa grande routière, ne serait-ce que pour l’affûter par rapport à ses rivales du même clan. Mais parce qu’on ne change pas une formule qui gagne comme dit l’adage, les designers de la marque se sont contentés de subtilement retoucher la carrosserie et d’affiner quelques-uns des ses atours. La face avant reçoit de timides évolutions comme le montrent les blocs de projecteurs dont la forme extérieure a été conservée, mais qui sont réalisés dans un verre plus transparent. Le bouclier affiche une prise d’air redessinée et traversée d’une large baguette de chrome, un matériau qui met toujours aussi élégamment le «double haricot». A l’arrière, les feux adoptent également un verre translucide et intègrent désormais des clignotants à diodes électroluminescentes. Alors faux restylage pour la "5" ? Plutôt oui pour ce qui est de la ligne extérieure, mais ô combien non, pour ce qui est de ses entrailles.
A l’intérieur tout d’abord, l’ambiance déjà de grande qualité, monte d’un cran. Noblesse des matériaux, rigueur des assemblages, amélioration de l’ergonomie… difficile de trouver une critique à la finition intérieure de cette allemande. Sur cette question bien précise qu’est la finition intérieure, il est même honnête de reconnaître que la Série 5 dépasse de loin la Mercedes Classe E et attaque de plein fouet l’Audi A6 sur son premier point fort.
Ensuite, sous le capot. La routière bavaroise compte neufs moteurs dans son catalogue, dont cinq à essence (sans compter la M5). Des blocs entièrement nouveaux ou complétement revus. En essence, les six-cylindres en lignes adoptent tous l’injection directe à travers la technologie dite "High Precision Injection" avec, à la clé, un meilleur rendement et des chevaux en plus pour certaines versions : 190 ch pour la 523i et 272 ch pour la 530i. La 525i affiche toujours la même puissance (218 ch) bien que sa cylindrée soit passée de 2,5 à 3 litres. Idem pour les deux V8 des 540i et 550i qui développent toujours respectivement 306 et 367ch.
Quant aux motorisations Diesel, BMW dit les avoir retravaillées pour réduire leur consommation moyenne d’environ 15%. Là encore, la puissance est revue à la hausse : légèrement pour la 530d qui atteint 235 ch, soit 4 de plus et conséquemment pour la 525 qui s’en offre 20 de plus, passant à 197 ch.
Au sommet de la gamme (Diesel), le 3 litres à double suralimentation (Variable Twin Turbo) de la 535d passe de 272 à 286 chevaux pour un couple faramineux de 580 Nm et surtout une consommation moyenne de seulement 6,8 l/100 km. Il est toujours regrettable de voir que la 535d n’est toujours pas importée, du fait de son incompatibilité avec le gazole disponible dans les stations-service du Royaume et dont le taux de soufre (de 350 ppm) reste encore élevé pour lui être préjudiciable sur le plan de la fiabilité. Dommage, d’autant plus qu’en accélérant de 0 à 10 km/h en 6,4 secondes et atteignant 250 km/h en vitesse maxi (bridée électroniquement), cette version dispose du Diesel le plus sportif du monde dans sa catégorie. A elle seule, la 535d est un exemple fascinant de «Dynamisme efficient».
Une notion qui pourrait paraître assez pompeuse aux yeux de certains, mais qui se vérifie bel et bien au volant de la Série 5. C’est en tout cas le fruit des sensations ressenties au volant de la 530i, notre modèle essayé aux environs de Lisbonne. Une version forte de 272 chevaux, qui ne demande qu’à se lâcher sur l’asphalte. A ce niveau, il serait presque indécent de ne pas évoquer le remarquable "toucher de route" de cette «Béhéme» gréée d’une suspension efficiente (un mot qui revient encore décidément), d’un train arrière stable et d’une direction précise. BMW a même le droit de parler d’«un confort de conduite unique grâce à la Direction Active». Un raffinement technologique que la Série 5 est la seule de son segment à pouvoir en disposer (en option).
Au plaisir de conduite contribuent aussi les deux transmissions disponibles. La boîte manuelle à six rapports permet d’exploiter au mieux les 5ème et 6ème vitesses sur les longs trajets. Tout aussi intéressante, la nouvelle boîte automatique à sélecteur électronique étonne. D’abord par ses aspects : look joystick pour le levier court et palettes au volant façon F1. Ensuite par sa réactivité et ses fortes montées en régime, autorisant des accélérations dynamiques pour cette authentique avaleuse de bitume qu’est la Série 5.
Reste enfin à signaler un équipement sensiblement enrichi. Outre une installation audio de grande qualité (avec une connexion pour iPod et une entrée USB ), l’affichage tête haute ou encore un système i-Drive voulu plus convivial (et complété par les touches programmables de l’autoradio qui lui font office de raccourci), la Série 5 récupère plusieurs innovations apparues sur la 7 et jusqu’ici réservées à quelques modèles du segment supérieur. C’est le cas du système Night Vision (vision nocturne par infrarouge) ou encore du régulateur de vitesse intelligent qui gère la distance avec le véhicule qui précède et peut aller jusqu’à freiner automatiquement l’auto. Autres sophistications inédites : le système d’avertissement de déviation de trajectoire, qui fait vibrer le volant pour alerter le conducteur distrait, qui roulerait sur les bandes sur le côté. Au fait, y a-t-il encore un pilote dans la "5" ?

BMW Série 5 : leadership au Maroc
35 ans après le lancement de la Série 5, son actuelle génération (lancée durant l’été 2003) aura finalement réussi à perpétuer le succès de ce modèle dans le segment des routières haut de gamme. Un succès appelé à perdurer à l’échelon international comme sur les nombreux marchés où la "5" tient la dragée haute. C’est le cas au Maroc où Smeia, l’importateur exclusif de BMW, a livré la Série 5 à 164 nouveaux clients durant l’année 2006. La routière de la marque à l’hélice s’est ainsi adjugé le statut très flatteur de leader de sa catégorie.

• DNES à Lisbonne Jalil Bennani

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