Brahim Benkirane : objectif atteint pour un atteint de l’objectif

Brahim Benkirane : objectif atteint pour un atteint de l’objectif

Brahim Benkirane, ex secrétaire exécutif de Renault Maroc, est enfin un homme libre ! Non, non, il n’était ni emprisonné, ni séquestré dans les locaux de la filiale marocaine du losange. Brahim n’était seulement pas dans son élément, son milieu de vie naturel. Quel milieu ? Celui où il forme une trilogie avec deux autres composantes clés : l’une matérielle, soit un appareil photo, l’autre 100% naturelle, c’est-à-dire le monde extérieur. Tout un monde. Un monde universel, sociétal, rural, sauvage, etc.
Une universalité qui lui colle logiquement à la peau, car ce quadragénaire a passé sa vie entre Paris où il est né en 1963 et Casablanca dans laquelle il est arrivé, quatre ans plus tard, pour y grandir.
La photographie, il l’a découvrira très tôt et plus précisément à l’âge de 14 ans , lorsqu’il sera initié par son père au laboratoire noir & blanc. Mais c’est en 1981, année de son retour à Paris, qu’il fait l’acquisition de son premier appareil photo. Des prémices artistiques qui façonnèrent très tôt le profil atypique de Brahim Benkirane. Un tempérament éclectique inapparent, tellement l’homme déborde de discrétion lorsqu’on l’aborde à chaque fois. Mais au-delà de son caractère, c’est par son parcours qu’il est le plus atypique. Evidemment et bien avant tout cela, il lui a bien fallu faire des études à côté de sa grande passion. Celles-ci (les études) seront consacrées en 1987 par un diplôme d’ingénieur, suivi un an plus tard par un DEA en design industriel. Puis au milieu des années 90, il opère un virage à 180 degrés lorsqu’il décide d’étudier la socio-psychologie, notamment de la clientèle automobile. C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’il se met sérieusement à la photo, en réalisant un reportage qu’il baptisa «Attractions automobiles». Il prend alors son matériel et s’envole vers les cieux les plus lointains. De l’Himalaya, de Katmandou (Népal) ou du Xinjiang (Chine), il reviendra avec des photos aussi expressives les unes que les autres. Entre-temps (dès 1989), c’est chez Renault que Brahim a atterri en France et plus précisément au centre de Lardy. D’abord à la Direction des études, puis dans celle des Opérations internationales. Mais son appareil ne le quitte toujours pas. Preuve de son talent, l’artiste en herbe remporte le Premier prix noir & blanc de la Fédération photographique de France (UR) en 1998. Mais le mal du pays le prend et le ramène dès 2000 vers la grande métropole. Et une fois de plus, c’est une source d’inspiration inépuisable qui profitera à Brahim lorsqu’il se baladera à Casablanca ou voyagera à Fès ou ailleurs dans le Royaume. Il en tirera toute la quintessence d’une certaine misère sociale, à travers différents reportages presse («Ruées vers l’or», «Vive nos hommes», «Mères célibataires»). 2000 c’est aussi l’année de son retour définitif au pays, en intégrant la filiale marocaine du losange. D’abord directeur après-vente, puis directeur du réseau, il s’occupera ensuite de tout et de rien en devenant le secrétaire exécutif de Renault Maroc. Un «boulot» probablement ennuyeux pour ce touche-à-tout, ayant à la fois une éternelle soif d’apprendre et un besoin permanent du «contact social». C’est ce qui explique qu’en 2007, il a obtenu une «Certification en coaching des individus, des équipes et des structures». Aujourd’hui, Brahim Benkirane travaille à son gré. Entre le coaching et la photo, il trouve aussi le temps d’écrire. Son premier livre, «Seuls» est un recueil de textes, agrémenté d’images qu’il a probablement (assurément) pris du plaisir à prendre. Vous comprenez maintenant pourquoi cet homme est enfin «libre» ?

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