« C est l effet Salon qui a manqué en 2013 », Aziz Rochdi, directeur commercial BMW Maroc.

« C est l effet Salon qui a manqué en 2013 », Aziz Rochdi, directeur commercial BMW Maroc.

ALM : Le marché des ventes du neuf est marqué par un certain recul. Quelle lecture en faites-vous ?

Aziz Rochdi : Le marché a reculé cette année par rapport à 2012, car l’année précédente les ventes avaient été boostées par le salon de l’automobile. D’ailleurs la baisse n’a été constatée  en 2013 qu’à partir des mois de mai, juin et juillet. Ce qui l’explique c’est que les livraisons provenant du Salon l’année dernière n’ont été faites que durant ces trois mois. Le début d’année est resté à peu près correct, mais on peut dire sans conteste que ce qui a réellement manqué à l’année 2013 c’est l’absence de l’effet «salon».

Et le haut de gamme dans tout ça ?

Le haut de gamme est resté globalement en baisse de quelques points. Il a reculé de 10% à peu près. Nous avons constaté que la moyenne des ventes sur les tranches élevées de prix sur le haut de gamme est celle qui a été la plus marquée par cette baisse. Aujourd’hui les voitures haut de gamme qui se vendent le plus sont celles qui affichent un prix se situant surtout entre 300.000 et 400.000 dirhams. Dans cette catégorie de prix, BMW n’avait pas de nouveautés, ce qui explique notre recul de ventes. En parallèle, nos concurrents avaient lancé de nouveaux modèles qui profitaient de cet engouement pour cette catégorie de voitures.

Quelle est donc la stratégie de BMW pour y remédier, sachant que la fin de l’année s’annonce difficile chez l’ensemble des concessionnaires?

Contrairement aux autres concessionnaires nous restons très optimistes. Nous avons déjà affiné notre stratégie. Nous avons lancé une grande promotion à l’échelle nationale avec de nouveaux prix sur des catégories allant de 300.000 à 400.000 dirhams, avec la BMW série 1, la X1 et la série 3 notamment. Ce sera notre stratégie pour reprendre le leadership d’ici la fin de l’année.

Qu’en est-il alors des autres modèles?

Les autres modèles, s’ils ne représentent pas de gros volumes de ventes comme ceux que je viens de citer, ils devront épauler le reste de la gamme pour élargir et diversifier notre rayon d’action. Lorsqu’un véhicule arrive à sa fin de vie, notamment durant les deux dernières années de sa commercialisation, alors les chiffres de ses ventes deviennent très faibles. Avec la série 4, par exemple, on reprendra les ventes dans cette catégorie où l’on était absents durant les 2 dernières années. Ce qui nous permettra de grignoter davantage de parts de marchés.

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