Chevrolet Spark : à la conquête de la ville

Chevrolet Spark : à la conquête de la ville

Lancée au Maroc au  tout début 2006, la Spark est venue élargir vers le bas la gamme de Chevrolet, importée par CFAO Motors Maroc. Pour ce dernier, qui importe aussi les marques Hummer, Opel, Chevrolet, Isuzu et DAF, la Spark est surtout un modèle censé réaliser de gros volumes de ventes. Pour cela, il fallait, au-delà d’un quelconque tarif accessible, populariser à tout prix cette citadine. D’où, cette campagne publicitaire, axée autour du surnom «Touta». Un slogan qui n’a pas vraiment fait l’unanimité, mais plutôt des avis partagés. Qu’à cela ne tienne, il s’en est vendu une vingtaine chaque mois depuis le début de l’année, preuve que cette voiture a bien sa clientèle au Maroc.
Parmi ses quelques atouts, une ligne rondouillarde et aux atours bien dans l’air du temps. Parmi les effets de styles contemporains, on pourrait citer les deux nervures qui sculptent le capot ou encore le joli traitement du hayon vertical. Malgré leur forme plus complexe que tranchante, les blocs de phares confèrent à la face avant un certain regard assez réussi. Mais pas autant que les deux feux ronds, hérités de la Daewo Matiz et qui, à eux seuls, devraient faire craquer la clientèle féminine. De profil, la Spark est une voiture tout en hauteur (1,50 m), s’inscrivant ainsi dans la tendance des citadines et des compactes actuelles. A tout cela s’ajoute une palette de teintes des plus chatoyantes à l’image d’un jaune or, ou encore de ce bleu turquoise qui habillait notre modèle d’essai. Car, si l’on était conquis par sa bouille sympathique, restait à voir ce que vaut vraiment la Spark sur le plan dynamique et donc d’en faire un essai routier.
Avant d’effectuer les premiers tours de roues, c’est l’habitacle qu’on commence par découvrir. Premier bon point : le confort au niveau du poste de conduite. Le conducteur, comme les passagers, est bien installé sur un siège dont l’assise est moelleuse et l’habillage en velours. Autre satisfaction, celle de trouver suffisamment d’espaces de rangement, ou encore quelques aspects pratiques comme l’ouverture du coffre et de la trappe à essence à partir de l’intérieur. Ce sont là des détails assez courants de nos jours, mais qui sont encore absents sur  beaucoup de modèles de la concurrence, européenne notamment. Le dessin en demi-cercle de la planche de bord est du plus bel effet, mais on ne peut que rester critiques concernant les plastiques durs qui la revêtent et qui garnissent aussi le haut des contre-portes. En revanche, la qualité d’assemblage est de bonne facture.
Côté équipement, la Spark est correctement lotie par rapport à ses rivales. Elle est notamment dotée de la direction assistée, de la climatisation, d’un auto-radio cassette, des lève-vitres avant électriques, d’un miroir de courtoisie sur les deux pare-soleil et d’une banquette rabattable en un seul bloc. A cet effet, il incombe de signaler un coffre suffisant de 170 litres, pouvant devenir très volumineux (jusqu’à 845 litres) une fois que l’on a sacrifié les places arrière. Et en parlant de celles-ci, deux adultes peuvent y prendre place sans trop faire souffrir leurs jambes. Comprenez par-là qu’elles offrent une habitabilité correcte sans plus.
En fait, le point fort de la Spark, c’est son faible encombrement extérieur. En effet, par sa compacité (3,5 m en longueur), la petite Chevy se faufile en toute aisance dans les petites ruelles, comme dans les encombrements des grands boulevards. Une qualité qui ressort surtout lorsqu’on cherche une place pour stationner. La Spark se gare ainsi en deux temps, trois mouvements, là où une berline tri-corps ne peut pas. Important pour être à l’heure aux rendez-vous…
Moins idyllique, l’impression de conduite sur la route montre clairement les limites de cette citadine. Mue par un trois-cylindres de 796 cm3 qui développe 52 chevaux, la Spark n’est clairement pas faite pour prendre le large. Autre bémol, sa tenue de route s’avère peu convaincante lors des passages en courbe. Mieux vaut ne pas tenter le diable et virer à plus 70 km/h… Par contre, il serait malhonnête de ne pas reconnaître un confort de suspension de bon aloi, du moins pour une voiture de cette catégorie. La Spark n’est donc pas une citadine «tape-c…».

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