Citroën C3 Picasso : Du cubisme, version minispace

Citroën C3 Picasso : Du cubisme, version minispace

Déjà numéro 1 du marché européen des monospaces (avec 22% de parts), Citroën compte conforter son leadership et continuer à disposer de l’offre la plus large dans ce segment (Xsara Picasso, C4 Picasso, Grand C4 Picasso et C8). Mais pas rien que cela. Avec le C3 Picasso, Citroën est aussi le premier européen à apporter du neuf cette année du côté des minispaces. Un sous-segment né il y a quelques années avec les Renault Grand Modus, Opel Meriva et autre, Fiat Idea qui coulent une carrière tranquille, voire confidentielle sur certains marchés comme le nôtre. Ce ne devrait pas être le cas pour le C3 Picasso et ce, malgré la conjoncture actuelle. «Le C3 Picasso arrive dans un contexte difficile, mais grâce à ses atouts, nous sommes convaincus qu’il saura profiter de cette conjoncture», a affirmé, Aude Julien-Ferry, la responsable «communication produit» chez Citroën. C’était la semaine dernière lors d’une conférence organisée en marge des essais-presse qui se sont déroulés en Espagne. L’occasion de conduire et découvrir cette nouveauté dans toutes ses versions. Mais avant de prendre son volant, c’est son style que nous avons amplement apprécié, même s’il reste difficile de décrire ce véhicule. Son regard est à la fois malin et agressif. Son profil est cubique, mais ses extrémités plutôt arrondies. Quant à sa poupe, elle découle d’un savant mélange de genres (hayon droit, feux verticaux, lunette bombée, complexité des formes géométriques…). En fait, le C3 Picasso alterne les tendances. Les propos du dossier de presse de ce produit vont d’ailleurs dans ce sens, mentionnant : «Le rond et le carré, la force et la sympathie, la modernité et le charme rétro, le volume et la fluidité : C3 Picasso marie les antagonismes». Au-delà de plaire, le design de ce minispace est aussi «intelligent».  En témoigne son pare-brise en trois parties qui offre une vision latérale hors pair –et nous l’avons bien vérifié à la conduite–, donnant au conducteur l’impression d’être dans une bulle.
Long de 4,08 mètres (pour 1,73 m de large et 1,62 m de haut), le C3 Picasso rend une vingtaine de centimètres au Xsara Picasso, mais n’en reste pas moins grand visuellement. Des proportions qui se vérifient à bord. Mais plus que l’impression d’espace, c’est la présentation qui étonne à bord du C3 Picasso. Outre une finition cossue et des matériaux qui flattent la qualité perçue, on notera quelques détails singuliers comme la forme des aérateurs, l’instrumentation digitale au centre ou encore, le plumier de rangement au dessus de la boîte à gants. Là encore, tout a été pensé pour en faire un véhicule ludique et pratique. Cela va du toit vitré panoramique (en option) aux sièges arrière coulissants (sur 15 cm), inclinables et modulables (dossiers et assises de la banquette rabattables). Modularité qui dicte d’ailleurs la capacité du coffre et fait varier son volume de 385 à 500 litres (sous tablette).
Comme constaté lors de cette première prise en main, le C3 Picasso peut faire le plein en équipements de confort, de sécurité et d’aide à la conduite. Régulateur de vitesse, radar de stationnement ou encore, installation audio de qualité. Un iPod relié via l’une des deux connections disponibles (USB-AUX) et nous voilà en train de savourer des kilomètres de musique. On en vient presque à oublier les qualités dynamiques de ce minispace, dont nous nous sommes fait une idée bien précise sur les routes catalanes. Entre Barcelone et Tarragone, en passant par les routes montagneuses qui entourent El Vendrell, le dernier rejeton de la marque aux chevrons a fait preuve d’un comportement sain. Agréable à conduire et très maniable en ville, le C3 Picasso s’est avéré tout aussi confortable et bien suspendu sur les longs trajets. Nous l’avons conduit principalement en version 1.6 HDi. Un diesel décliné en deux puissances 90 et 110 chevaux, mais strictement associé à une boîte manuelle à 5 vitesses. On regrette donc l’absence d’un sixième rapport, on se réjouit d’apprendre que la consommation moyenne reste inférieure aux 5 l/100 km.
Bref, que de bons points pour ce nouveau modèle que Citroën compte produire au moins 110.000 exemplaires par an dans l’usine de PSA située à Trnava en Slovaquie. Au Maroc, le C3 Picasso devrait être lancé vers la mi 2009. Il pourrait ainsi coïncider nez-à-nez avec le Soul de Kia. Un joli duel en perspective, dont on ignore qui l’emportera. Mais à coup sûr, le prix sera plus que déterminant… départageant !


DNES en Espagne
Jalil Bennani

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