Citroën, grande vedette du 62ème Salon de Francfort

Citroën, grande vedette du 62ème Salon de Francfort

«Voir Francfort et mourir». Pas si sûr, n’en déplaise aux habitants de cette ville, surnommée «Bankfurt» pour être le cœur financier de l’Allemagne. En revanche, voir le Salon de Francfort, sans visiter le stand Citroën serait un sacrilège ! Car, sur son stand érigé au cœur du Salon teuton, la marque aux chevrons a mis le paquet. Des journalistes conviés des quatre coins du monde, un stand aéré et imprégné d’une identité visuelle forte et tout le staff pensant présent le jour de l’ouverture de l’exhibition. A commencer par Gilles Michel, directeur général d’Automobiles Citroën, venu sur place pour lever le voile sur deux beaux concept-cars : le petit C-Cactus et le grand C5 Airscape. 
Le premier, un petit monovolume au design complexe mais très sympathique, est une belle interprétation de ce que pourrait être l’automobile citoyenne (Citroën) de demain. Un véhicule urbain, compact mais spacieux et cherchant à concilier entre deux objectifs : l’écologie et la mobilité durable d’une part, et l’accessibilité en terme de prix d’achat et d’utilisation d’autre part. Car, si bon nombre de constructeurs proposent actuellement des véhicules hybrides et donc à étiquette verte, force est de constater que le prix de ces autos écolo reste encore élevé. Le C-Cactus, dont le nom fait référence non pas aux épines de cet arbuste, mais à sa frugalité en liquide, est donc un véhicule à prestations écologiques de haut niveau. La preuve est donnée en chiffres : 2,9 l/100 km en moyenne de consommation et 78 gr/km en rejet de CO2. Des performances rendues possibles grâce à un moteur HDi-Hybride, mais aussi du fait d’un poids contenu à 1.180 kg.
Mais la grande vedette du stand Citroën est incontestablement l’étude de style C5 Airscape. Pour ceux qui ne le savent pas encore, ce concept-car préfigure à la fois un futur cabriolet dans la gamme Citroën, mais il est aussi annonciateur de la prochaine génération de la berline familiale C5. D’ailleurs, il se murmure que le design de sa face avant de cette dernière sera très proche de ce concept-car. Somptueux, élancé, racé… les qualificatifs ne manquent pas pour commenter le design de ce prototype, dont l’aspect puissant de la carrosserie est valorisé par la teinte d’un gris brut dont l’intensité varie en fonction de la luminosité. Crayonné sous la houlette de Jean-Pierre Ploué, patron du style chez Citroën, le C5 Airscape reprend quelques gênes propres à la gamme actuelle de la marque, à l’image du pare-brise prolongé au-dessus des occupants avant via une partie vitrée de la capote. Et justement, le pavillon est constitué d’une luxueuse capote en cuir brun élaborée dans la plus pure tradition automobile des cabriolets haut de gamme. Luxueux, ce «proto» l’est aussi par sa présentation intérieure qui emploie des matériaux nobles (carbone, aluminium brossé). Techniquement, on retiendra que le C5 Airscape recourt à un puissant V6 HDi-Hybride, tandis qu’il bénéficie d’un antipatinage innovant, baptisé «Snow Motion» et offrant des prestations proches d’un véhicule à transmission intégrale. Mais à Francfort, Citroën a aussi tenu à rappeler sa légitimité et son étiquette de grand constructeur généraliste présent dans tous les segments automobile et proposant la gamme la plus complète de son histoire avec onze berlines et break, quatre monospaces, un ludospace et un nouveau SUV, le C-Crosser. Et c’est «une gamme qui recueille un réel succès» comme l’a martelé Gilles Michel, qui justifie «j’en veux pour preuve les ventes de C4 et du Grand C4 Picasso. Ajoutées à celles du Xsara Picasso, elles font de Citroën le leader du marché européen des monospaces compacts». Puis de poursuivre : «sur ce segment, sur les 8 premiers mois de l’année, nous recueillons près de 20% de part de marché. Nous sommes notamment 1er en France, en Belgique, au Luxembourg, au Danemark, en Suède, en Espagne et au Portugal».
Et l’Allemagne alors ? Le label Citroën n’est pas dans le top 3 des marques les plus vendues du pays, mais il y profite d’un très gros capital sympathie auprès de la clientèle locale. L’Allemagne est –avec l’Espagne– l’autre plus grand marché de Citroën en Europe. «Achtung» à la concurrence teutonne !

DNES à Francfort Jalil Bennani

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