Citroën veut faire de la nouvelle C5 une référence

Citroën veut faire de la nouvelle C5 une référence

A l’occasion de la première présentation au grand public du modèle, au salon automobile de Bruxelles, Gilles Michel, directeur général de la marque, l’une des deux de PSA Peugeot Citroën, a qualifié la nouvelle C5 de «véhicule de conquête».
«L’objectif est de devenir une référence sur le segment M2 et de réaliser en année pleine 150.000 unités vendues avec la nouvelle C5», a-t-il précisé, ajoutant que la voiture commencerait à être commercialisée fin mars début avril en Europe, la première année pleine étant donc 2009. Gilles Michel a noté que le chiffre de 150.000 était la meilleure performance annuelle jamais enregistrée par la C5 actuelle, réalisée au début des années 2000 dans un segment M2 qui était plus important qu’aujourd’hui.
Ce segment, également désigné sous le terme de «premium» reste largement dominé par les constructeurs allemands, avec la Passat de Volkswagen, la Série 3 de BMW ou encore l’Audi A4 (groupe VW). Il (le segment M2) n’a cessé de se contracter, sous le coup de la montée en puissance des monospaces et des 4×4. Il ne représente plus que 15% du marché des voitures particulières en Europe contre plus de 20% dans les années 1990. Il reste cependant beaucoup plus lucratif que les segments A et B des plus petites voitures auxquels les noms des constructeurs français sont plus volontiers associés.
Gilles Michel a l’ambition d’imposer la nouvelle C5 sur le marché des flottes et des entreprises, qui, a-t-il rappelé, représente 60% des ventes du segment M2, et de faire de la voiture un parangon de la qualité. Il a ainsi noté que d’ici la mise en vente des véhicules, 250 exemplaires continuaient à silloner les routes d’Europe dans le but d’arriver au total de cinq millions de kilomètres parcourus avant la commercialisation. «Citroën a besoin de casser le handicap d’image qui existe encore. Nous avons une volonté de nous affirmer de façon haute et forte», a ajouté le directeur général de Citroën.
En insistant sur la qualité et sur l’importance du marché des entreprises, Citroën adopte ainsi pour la nouvelle C5 un positionnement similaire à celui de la nouvelle Laguna de Renault, mise sur le marché en octobre 2007. Le grand concurrent français de PSA n’a pas fourni d’objectifs chiffrés en termes de volumes vendus mais veut placer la voiture dans le trio de tête de sa catégorie en termes de qualité. D’après les analystes financiers, Renault attend en interne entre 180.000 et 200.000 ventes par an de la nouvelle Laguna d’ici 2009. Gilles Michel a également évoqué la C6, la voiture de luxe de Citroën, reconnaissant que la part de marché de 2,5% du véhicule sur un segment H dominé par Audi, BMW et Mercedes était inférieur aux attentes initiales. Il a cependant estimé que cette performance, après une absence de sept ans de ce segment (la production de la XM a été arrêtée en 1999), était, malgré tout, honorable et, surtout, qu’elle posait des jalons pour l’avenir.
«Nous allons lancer dans les trois prochaines années un certain nombre de véhicules distinctifs. Et il faut que la succession de la C6, quand elle arrivera, vienne comme un couronnement», a souligné Gilles Michel. «Notre ambition n’est pas de transformer Citroën en spécialiste mais, tout comme les spécialistes descendent en gamme, nous, en tant que généraliste, voulons monter», a-t-il ajouté.

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