Conditions météorologiques difficiles: Caressez dans le sens du climat

Conditions météorologiques difficiles: Caressez dans le sens du climat

C’est un secret de Polichinelle ! Par temps pluvieux, le risque d’accident est multiplié par deux. Le conducteur est dans l’obligation d’être alerte et surtout adapter sa conduite en fonction du climat. En ce moment,  la période automnale au Maroc connaît de fortes pluies avec rafales de vent. Un petit rappel des règles de sécurité permettant de rouler tranquillement sous la pluie n’est jamais de trop.

L’importance de la visibilité

Par temps pluvieux, il est indispensable d’avoir une bonne visibilité de la route, mais aussi d’être bien visible. Il faut donc allumer les feux de croisement même pendant la journée. La vision peut être altérée également si l’atmosphère à l’intérieur du véhicule manque d’aération, ce qui pourrait provoquer la formation de buée sur les vitres, d’où l’importance de garder l’habitacle bien aéré. De l’extérieur, les balais d’essuie-glaces doivent toujours être propres avec des lames en bon état. Par ailleurs, la «night driving» devient encore plus difficile puisque l’obscurité réduit le champ de vision et l’œil doit s’adapter rapidement aux changements d’éclairage. L’alternance brutale entre lumière et obscurité crée des instants d’éblouissement et on ne peut anticiper comme on le fait en plein jour.  L’angle du rétroviseur doit donc être modifié pour réduire les risques d’éblouissement dus aux phares des voitures qui vous suivent.

L’état du véhicule augmente la sécurité

Si la vérification de l’état général de la voiture se fait la plupart du temps de façon sporadique, il est fortement conseillé de l’adopter fréquemment par temps pluvieux. Les pneus doivent répondre aux normes. Leur usure tout comme leur pression doivent être minutieusement contrôlées.  Il en est de même pour les freins. La vitesse est revue à la baisse afin d’éviter de surprendre les usagers. Pour cela, il est recommandé de ne pas ralentir brusquement et de préciser suffisamment à l’avance ses intentions via le clignotant en cas de changement de direction et de réduire la vitesse, sur autoroute de 120 à 100 km/h, sur chaussées séparées de 100 à 80 km/h, sur les routes de 80 à 60 km/h, tandis qu’en agglomération la vitesse reste limitée à 50 km/h. Rappelons que lorsque la visibilité est réduite à 50 m ou moins à cause du brouillard, d’une averse de grêle ou d’une forte pluie, la vitesse est limitée à 50 km/h quel que soit le réseau utilisé. La distance séparant les véhicules se voit donc multipliée par deux. Le conducteur augmente donc les distances de sécurité avec un espacement de 3 secondes entre le véhicule et celui qui précède. Cela garantit un arrêt sans risque en cas de problème.

La pluie peut engendrer la formation de boue. Certaines astuces permettent d’éviter de s’embourber. Lorsque le véhicule commence à chasser à cause d’une boue épaisse, surtout pas de panique. Il ne faut s’engager davantage que lorsqu’on aura vérifié l’état de la route et l’épaisseur de la boue. Dans ce genre de situation, s’aventurer pourrait être une très mauvaise entreprise. Regarder en amont quel est le type de véhicule qui a quitté la route et observer les traces de pneus constituent des éléments susceptibles d’éviter l’embourbement.

Le vent, ce dangereux invisible

Le temps venteux a été très souvent à l’origine de plusieurs drames. Qu’il pleuve ou pas, le vent possède à lui seul la forte capacité de faire dévier tout type de véhicule. Plus il souffle fort, plus il est conseillé de réduire la vitesse pour être capable de stopper à tout moment.

La vigilance doit être de mise. Les piétons peuvent être projetés sur la route et le klaxon, en ce genre de situation, n’est généralement pas entendu.  Aussi, si le conducteur transporte un chargement sur la galerie, il doit s’assurer qu’il est fermement attaché.

Que faire en montagnes et routes gelées ?

La conduite sur neige et verglas est bien particulière. Le véhicule doit être bien paré pour ce genre de situation. Avant de se mettre en route, le conducteur doit vérifier les conditions météorologiques et choisir le bon itinéraire. Opter pour la conduite lente et garder une bonne distance de sécurité avec le véhicule qui précède sont vivement conseillés. En pente descendante, il faut  enclencher une vitesse inférieure. Et pour éviter tout dérapage ou glissade – incidents se produisant souvent dans ce type de route- la conduite doit se faire en douceur avec un frein et une accélération sans brutalité.  Enfin, le coffre de la voiture doit contenir une pelle, un triangle de signalisation et des chaînes. S’équiper de quelques denrées alimentaires supplémentaires, des vêtements appropriés et une trousse de premiers soins est de forte importance. Comme quoi on est jamais sûr de rien.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *