mars 24, 2017

«Conservation and Environmental Grants»: Le programme de Ford récompense trois projets marocains

«Conservation and Environmental Grants»: Le programme de Ford récompense trois projets marocains

La subvention de 15.000 dollars dont a bénéficié Abderrahmane l’aidera à transformer les ruchers du pays d’une production traditionnelle, en apparence aléatoire, à un modèle biologique novateur.

Le programme «Conservation and Environmental Grants» vient de récompenser ses nouveaux lauréats. Lundi, Ford Motor Company a annoncé la liste des vainqueurs du programme d’une valeur de 120.000 dollars et qui sont issus de différents pays à savoir de l’Algérie, du Bahreïn, d’Égypte, d’Irak, de la Jordanie, du Koweït, du Liban, du Maroc, du Sultanat d’Oman, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, de la Tunisie, des Émirats Arabes Unis et du Yémen.

Ces projets-là se sont concentrés sur trois thèmes principaux : l’éducation environnementale, la protection de l’environnement et l’ingénierie de sauvegarde et de la conservation.

L’éducation environnementale

Lauréate du premier prix dans la catégorie «éducation environnementale» ainsi que d’une subvention d’une valeur de 15,000 dollars pour la mise en œuvre de son projet, Lina Nayel Al Tarawneh est l’initiatrice de «Green Mangroves» au Qatar. La subvention servira à proposer un apprentissage pratique au cours de voyage hebdomadaire en kayak vers l’île «Purple Island» avec pour but de satisfaire aux besoins des écoliers et des individus, de sensibiliser et, inévitablement, à terme, sauver les mangroves de la région d’Alkhor.

La participation marocaine dans ce thème a pu décrocher la deuxième place et ce par le le Groupe d’ornithologie du Maroc (Gomac), qui s’est vu accorder un financement de 12.000 dollars pour la préservation de la dernière zone humide naturelle sur la côte entre les régions de Mohammedia et El Jadida au Maroc. L’objectif de Gomac est de sensibiliser les populations locales à l’importance des zones humides de Dar Bouazza, actuellement menacées par l’activité humaine.

Environnement naturel

L’ingénieur agricole Abderrahmane Ait Hamou cherche à sauver les ruches  traditionnelles du Maroc, en les développant et en les gérant conformément aux méthodes de production biologique. Concerné par le phénomène environnemental alarmant du déclin des abeilles, la subvention de 15.000 dollars dont a bénéficié Abderrahmane l’aidera à transformer les ruchers du pays d’une production traditionnelle, en apparence aléatoire, à un modèle biologique novateur qui pourrait augmenter le nombre d’abeilles dans la région.

Ingénierie de sauvegarde et de conservation

Le Liban est arrivé en tête pour la catégorie « Ingénierie de sauvegarde et de conservation» grâce au projet du Centre de conservation de la nature de l’Université américaine de Beyrouth intitulé «Conservation et développement locaux grâce aux sciences ouvertes et collaboratives » qui se propose d’organiser des ateliers de concertations et de fournir les ressources scientifiques et la formation nécessaires pour évaluer et surveiller les résultats de sa base de données Green Map. Grâce à la subvention de 15,000 dollars, ce projet élaborera des «cartes vertes», qui répertorient les sites d’importance naturelle et les ressources environnementales dégradées dans 70 collectivités à travers le pays.

L’association de l’eau du Koweït, dirigée par les docteurs Saleh Al-Muzaini et Ahmad Al-Kofahi, a remporté la seconde place et se verra donc octroyer une subvention de 12.000 dollars pour son projet intitulé « Étude périodique statistique dans les installations éducatives pour mesurer la consommation d’eau au Koweït ». Le Koweït dispose du niveau de consommation d’eau le plus élevé au monde, avec une moyenne quotidienne d’environ 500 litres par habitant.

L’association recueillera et analysera les données obtenues des écoles et fournira au gouvernement ses conclusions dans l’espoir d’un meilleur niveau de conservation de l’eau à l’avenir.

Remportant la troisième place et le dernier prix des trois principales catégories, le projet marocain de lutte contre les sacs en plastique, initié par Aicha El Moutaouakkel, obtient une subvention de 9.000 dollars, destiné à soutenir un programme de sensibilisation et d’éducation au profit des étudiants. Le projet ambitionne de mettre un point final définitif à l’utilisation des sacs en plastiques, pour le bien de l’environnement.

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