Courtoisie au volant : Et si on s y mettait ?

Courtoisie au volant : Et si on s y mettait ?

Voilà une phrase qui semble contradictoire tant courtoisie et volant ne font pas bon ménage. Partout dans le monde mais surtout sur les routes casablancaises où les conducteurs sont à cran et davantage depuis la mise en place du projet du tramway qui a commencé son activité. Insultes et klaxons fusent si vous avez le malheur de changer de file ou de faire une erreur d’inattention. Et si on devenait courtois ? En cette fin d’année, cela peut être considéré comme une resolution mais combien s’y tiendront?
Ceux qui empruntent la route sont divers par leur âge, leurs préoccupations, leurs conditions sociales ou professionnelles. Certains sont pressés, d’autres flâneurs, habiles ou hésitants, habitués ou étrangers. Mais tous ont le même droit d’emprunter les mêmes infrastructures.
Si le code de la route est la règle de base, le minimum social qui permet à chacun de se déplacer dans cet espace commun avec une certaine garantie de sécurité, il faut dire qu’il n’est pas toujours suffisant. Il faut être courtois ! Difficile de penser à cela et pourtant! Au volant toute attitude impolie, discourtoise ou agressive qui induit irritation ou colère, est un facteur de risque avant tout. A titre d’exemple le fait de suivre au plus près un véhicule qui respecte les limitations de vitesse, accélération intempestive.
En revanche, la qualité du comportement est pour soi et pour les autres un facteur de sécurité. Les occasions de faire preuve de courtoisie au volant ne manquent pas.
Il faut rester compréhensif envers le conducteur qui, étranger à la ville ou au département, cherche sa route, hésite et conduit très lentement (n’a-t-il pas des excuses : absence, ambiguïté ou non-visibilité de la signalisation, manque de plaque de rue ou de numéro d’immeuble). S’arrêter quelques mètres avant le passage piétons, ce qui permet, par amélioration du champ de visibilité, de sécuriser la traversée de la chaussée, notamment pour les enfants et personnes âgées.
Lorsque la circulation est fortement ralentie, laisser le passage au conducteur qui désire quitter un stationnement ou qui se présente sur une voie adjacente pourvue d’un stop. Rester patient envers les cyclistes qui, sur une voie étroite, de surcroît, obligent à rouler lentement. Ils ont autant le droit que quiconque de circuler et ont l’excuse de ne pas disposer d’une voie cyclable.
Veiller à ralentir en cas de flaques d’eau afin de ne pas éclabousser des pieds à la tête piétons et cyclistes.
En temps opportun, faciliter la manœuvre de ceux qui marquent leur intention de vouloir dépasser (le code de la route enjoint de ne pas accélérer). Prendre soin de ne pas s’intercaler entre des véhicules dont les conducteurs gardent leur distance de sécurité. Informer de ses intentions en usant de son clignotant pour changer de file ou de direction et, inversement, ne pas gêner la manœuvre de celui qui a manifesté son intention. Allumer ses feux au tout début de la pénombre afin de ne pas surprendre les autres usagers. Être indulgent à l’égard de ceux qui commettent une légère faute de conduite. Lors d’un constat d’accident, garder son calme et rester courtois. S’en tenir à l’observation des faits objectifs. Répondre de bonne grâce à l’invite du policier ou du gendarme qui vous demanderait à présenter vos papiers pour un simple contrôle ou vous ferait ranger sur le côté pour laisser passage à un convoi exceptionnel. Le respect de la réglementation est un gage de sécurité. La courtoisie au volant permet en plus d’humaniser la nécessaire rigueur du Code de la route. Si les casablancais venaient à adopter cette attitude, rouler dans la capitale économique deviendrait un réel plaisir mais pour cela nous avons encore quelques années devant nous. Patience !

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