Dacia Duster : le costaud de la famille

Dacia Duster : le costaud de la famille

On ne présente plus la marque Dacia. L’ex-petite industrie roumaine, archaïque et fragile est devenue durant ces cinq dernières années un constructeur automobile fort, moderne, rentable et à vocation internationale. Mais surtout, Dacia est promise à encore plus de succès et à des volumes toujours croissants. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette entité affiliée au groupe Renault dispose à la fois d’un public (plus de 1,2 million de véhicules vendus depuis 2004) et d’une gamme appelée à s’élargir. Et justement, dernier-né de cette famille, le Duster est «le nouveau véhicule Dacia qui bouscule les codes du 4×4» selon les dires de son constructeur. Blabla marketing ? Pas tant que cela. Car à y réfléchir plus longtemps, la stratégie de la marque «Entry» chez Renault est claire : proposer un SUV simple, efficace et surtout très accessible. Et pour le moment, tout laisse croire que ce véhicule va cartonner. Son style d’abord, est tout sauf banal ou rebutant. «Il est trop beau pour être une Dacia !», pourraient s’écrier ceux qui ont encore à l’esprit l’image low-cost de ce label. Certes sa face avant paraît un tantinet surchargée par le double bandeau chromé de la calandre et l’imposant bouclier protecteur. Mais il n’empêche que ce SUV reste très appréciable par son look musclé comme en témoignent ses passages de roue bien marqués. La partie arrière se veut tout aussi contemporaine avec un hayon vertical et des blocs de feux assez stylés. Vues de profil, les barres de toit (de série dès la seconde finition) et la découpe du vitrage latéral renforcent cette image de véhicule costaud et grand. Pourtant, le Duster affiche des proportions compactes, dont une longueur de 4,31 m et une largeur de 1,82 m. La hauteur, elle, n’est que de 1,62 m, du fait d’une garde au sol de 21 cm. C’est bien suffisant pour permettre à ce tout-chemin d’aller s’aventurer sur des terrains assez difficiles (voir encadré). Les dimensions du Duster (dont un empattement de 2,67 m) sont également amples pour qu’il se montre accueillant à ses cinq occupants. En effet et outre un coffre allant jusqu’à 475 dm3 (sans rabattre la banquette), l’habitacle offre le même niveau d’habitabilité qu’une Logan. Trois adultes peuvent prendre place sur la banquette dans un confort plus qu’acceptable. À l’avant, on retrouve la planche de bord de la Sandero que les concepteurs ont tenté de rendre, un tant soit peu, «élégante» avec un placage en plastique marron dit «Brun Shiny». Comme les autres modèles de Dacia, ce nouveau venu est décliné en trois finitions: Duster, Ambiance et Lauréate. Le premier niveau joue la carte de la rusticité à prix imbattable, tandis que le second profite d’un peu plus d’équipements (airbag conducteur, lève-vitres électrique avant, verrouillage centralisé à distance, autoradio CD commandé au volant, les barres de toit). La version Lauréate, elle, va plus loin en ajoutant notamment la climatisation (manuelle), l’ordinateur de bord, l’airbag passager, les lève-vitres arrière ou encore, la banquette rabattable en deux parties. Nouveau chez Dacia : un pack cuir (sièges, volant et pommeau de levier de vitesses) sera également disponible et facturé à 9.000 DH. Techniquement, l’auto emprunte à la Logan un bon nombre d’organes, dont les moteurs (le 1.6 litre de 100 chevaux et le diesel 1.5 dCi de 90 ch), ainsi que la plate-forme, laquelle a sensiblement été modifiée pour supporter l’architecture et le comportement d’un 4×4. À ce niveau, on précisera que le Duster est disponible en 2 ou 4 roues motrices et que sa transmission intégrale provient de chez Nissan, soit le même système «All-mode» apparu sur le premier X-Trail. Un mécanisme qui offre au conducteur, via un bouton rotatif, le choix entre trois modes: Auto (répartition automatique du couple entre trains avant et arrière selon l’adhérence), Lock (blocage électronique de la transmission 4×4) et 2WD (verrouillage de la transmission en 2 roues motrices). Parmi les points forts du Duster, ses suspensions au tarage bien équilibré : ni trop fermes, ni trop souples sur la route, elles autorisent un débattement suffisant en conduite off-road. Mais au-delà de toutes ses qualités, le premier atout de ce véhicule ce sont ses prix. À ce niveau, on précisera qu’à ALM, nous n’aimons point utiliser l’expression «scoop», pourtant c’est bien en avant-première que nous vous dévoilons, ci-dessous, la grille tarifaire complète du Duster. On y découvre que le SUV de Dacia démarre à 119.000 DH pour plafonner à un peu plus de 185.000 DH. Ce n’est donc pas par hasard si les publicitaires de la marque ont utilisé l’accroche «scandaleusement accessible» pour ce véhicule. De même, il n’est pas étonnant d’apprendre que le Duster a démarré sa carrière sur les chapeaux de roues, puisqu’en tout juste six semaines de commercialisation, plus de 20.000 commandes ont été enregistrées par le réseau européen de Dacia.

Dacia Duster : étonnant en franchissement
Au-delà de tout ce qui est écrit sur le papier, c’est sur le terrain que le Duster fait montre de ce dont il est capable. Lors des essais-presse qui se sont déroulés à Marrakech, ALM a pu se faire une idée bien précise des capacités de franchissement de ce véhicule. Certes, le Duster n’a pas vocation de crapahuter sur les dunes, même s’il a terminé premier dans la catégorie SUV lors du dernier Rallye Aïcha des Gazelles. En revanche, il peut largement tirer son épingle du jeu sur les surfaces les plus accidentées. En fait et c’est le véritable secret de ce 4×4, il est –en version diesel– accouplé à une boîte manuelle à 6 vitesses (développée par Renault), dotée d’une première courte. Ornières, pentes et crevasses ne lui font pas peur, à condition de savoir le manœuvrer tout en douceur et toujours en première. Ajoutez à cela l’efficacité de la transmission intégrale et vous comprendrez pourquoi ce véhicule nous a laissé pantois lors d’une démonstration en conduite 4×4.

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