Dacia Sandero : Une nouvelle offre, pour moins de coffre

Dacia Sandero : Une nouvelle offre, pour moins de coffre

En présence du ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, Ahmed Réda Chami, de l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Thibault, ainsi que de grandes personnalités de l’industrie automobile nationale et de quelques hauts responsables de sa maison-mère (lire encadré), Renault Maroc a donné, la semaine dernière, le coup d’envoi de la production de la Dacia Sandero.
C’est l’aboutissement d’un long processus initié il y a plus d’un an. En effet c’est depuis février 2008, que la Somaca avait commencé à se structurer et s’organiser en vue de démarrer la production de ce nouveau modèle. Aujourd’hui, Somaca qui, rappelons-le, est l’unique site de montage de Dacia (autre que l’usine-mère de Piteste, en Roumanie) à être certifiée ISO 14001, produira 30 Sandero par jour. Comme la Logan, cette dernière est assemblée en conformité avec le «Système de Production Renault» (SPR). D’ailleurs, plus de 70% des pièces sont communes entre ces deux modèles, ce qui apporte une certaine facilité et une meilleure flexibilité de leur production sur les mêmes lignes de montage. Même les motorisations sont les mêmes : en essence le 1.4 litre de 75 chevaux (8 CV fiscaux) et en diesel, le 1.5 dCi de 65 ch (6 CV fiscaux). En gros, la Sandero est pratiquement une «Logan sans coffre». Mais n’exagérons rien puisqu’elle dispose toute de même d’une capacité de chargement de 320 litres, extensible via une banquette rabattable en deux parties (1/3-2/3). Mais ce qu’elle perd en volume de coffre, la nouvelle Dacia le gagne en potentiel de séduction. C’est indéniable : la Sandero va certainement plaire à sa cible. Quelle clientèle ? Tous ces jeunes –et en particulier la gent féminine– qui trouvent «moche» la Logan, voire lourde et inutile sa grande malle arrière. Car la Sandero, c’est d’abord un hayon : cette grande porte délimitée par de jolis feux et s’ouvrant verticalement en emmenant avec elle la lunette arrière. À son tour, la partie avant diffère sensiblement de celle de la Logan, exception faite du logo chromé. Et du chrome, on en retrouve aussi au-dessus de la calandre à travers une large bande qui, avec les phares profilés, prolonge le regard arquée de la Sandero.  Du reste, le profil affiche quelques nervures ici et là, puis surtout des passages de roue bien marqués. Des roues (tôlées) de 14 pouces et même de belles jantes en aluminium de 15’’ pour la version la plus chic (la «Laureate»). À noter également, que pour un surcoût de 6.000 DH, les clients pourront opter pour le «Pack Sport» qui ajoute un becquet de toit à l’arrière et des placages façon alu autour des antibrouillards avant. À l’intérieur, la Sandero reprend à l’identique la présentation et les garnitures de sa grande sœur, Logan. À commencer par la planche de bord, toujours monobloc (pour éviter les grincements au fil des ans), mais au dessin et éléments très actuels (aérateurs ronds et sertis, compteurs sur fond blanc, afficheur électronique…). Trois passagers peuvent prendre place à l’arrière et l’équipement est, là encore, décliné en trois configurations : Sandero, Ambiance et Laureate. Réservé à la version essence, le premier niveau se veut dépouillé, offrant tout de même un airbag pour le conducteur et surtout un prix d’attaque imbattable. La seconde finition donne l’accès aux principaux équipements de base, comme la direction assistée, le verrouillage centralisé et commandé à distance, les lève-vitres avant ou encore, l’autoradio CD-MP3. Quant à la dotation la plus chic, elle «s’embourgeoise» de la climatisation, le volant réglable en hauteur, la banquette arrière rabattable, les rétroviseurs électriques… et va jusqu’à offrir un gadget de plus en plus utile de nos jours, à savoir l’ordinateur de bord. Accessible entre 78.500 et 121.900 DH, la Sandero offre «un rapport prix/habitabilité/équipement record» selon les propres termes de Frédéric Posez, le directeur marketing de Renault Maroc. Un homme que rien ne semble arrêter dans son allant et sa détermination quant à booster les ventes nationales du losange et de sa marque associée, Dacia. C’est aussi cette même perspective dynamique qui se profile pour la Sandero, prévue dans les showrooms pour le 18 du mois courant et promise à un succès national.


Du beau monde pour le démarrage industriel de la Sandero


Pour le lancement national de la Sandero, c’est tout un gotha qui s’est retrouvé en cette matinée du mercredi 3 juin. Outre le ministre Ahmed Réda Chami, M.l’ambassadeur Jean-François Thibault et le président de l’Amica, Larbi Belarbi, c’est toute une délégation du groupe Renault qui a fait le déplacement depuis Paris, spécialement pour la circonstance. Une délégation accueillie par les responsables de Renault Maroc et de la Somaca pour visiter les chaînes de montage de cette nouvelle Dacia et répondre aux questions des journalistes. Parmi les hauts responsables du constructeur français, citons Gérard de Tourbet, le directeur du programme «X90 Monde» initié en 2003, c’est-à-dire, le projet de toutes les voitures déclinées de la Dacia Logan. Mais surtout, la présence de Jacques Chauvet, le «Leader de la Région Euromed» chez Renault, a ravi plus d’un. Ce Monsieur est tout simplement très averti de l’industrie automobile mondiale. Avec lucidité et beaucoup de connaissances en la matière, cet homme nous a séduit par son discours officiel, comme par ses propos livrés en aparté. Un sacré gouffre –du moins en matière de communication– le sépare avec son prédécesseur, Christian Estève. Ce dernier, pourtant né en Algérie, était non seulement peu «bavard», mais surtout, il ne s’était jamais donné la peine de rencontrer la presse marocaine, malgré les multiples occasions et lancements qui se sont présentés.

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