Daihatsu YRV : La bonne affaire !

Peu de gens le savent, mais Daihatsu est le doyen des constructeurs automobiles japonais. Fondée en 1907, cette petite firme installée près d’Osaka, s’est d’abord limitée à la production de moteurs, avant de se spécialiser dans la fabrication de voitures électriques pendant les années 70, puis dans les véhicules compacts. Entre-temps (1968), Toyota a démarré sa collaboration avec ce constructeur, bien avant d’en prendre le contrôle (51 %) en 2001, puis profiter pleinement du savoir-faire de ses ingénieurs.
En effet, l’histoire est aussi là pour nous rappeler que ce sont les motoristes de Daihatsu qui ont mis au point la technologie VVT-i (système d’admission à calage variable), que l’on retrouve notamment sur le bloc 1,0 litre de la Toyota Yaris. Un petit quatre-cylindres de 998 cm3 qui a été élu «Moteur international de l’année» en 1999 et en 2000, pour la faiblesse de sa consommation et de sa pollution. Voilà pour la petite histoire. Au Maroc, la marque Daihatsu est présente depuis plus de cinq ans et compte dans sa gamme le YRV. Prononcées (en anglais) «Wayarvi», ces initiales vont pour «Your Recreational Vehicle». Du coup, on comprend bien que le constructeur vise toutes sortes de clientèle, même si les jeunes sont généralement les plus ciblés par ce type de véhicule. Très proche de la Honda Jazz dans son architecture, le YRV arbore une carrosserie à pavillon haut et bien dans l’air du temps de par ses différents atours. A l’avant : des phares effilés et un pare-brise quasi prolongé avec le capot plongeant. A l’arrière : un hayon vertical et des feux en forme pyramidale. Bref, les ingrédients du monocorps sont bien là, avec en plus un becquet de toit (en haut du hayon) et une ceinture de caisse très inclinée. Deux petits détails qui procurent au profil de cette petite une bonne dose de dynamisme. Et petite, cette Daihatsu ne l’est pas vraiment, puisqu’elle mesure 3,77 m de long pour 1,62 m de large et 1,55 m de haut. Des dimensions qui offrent au YRV un important volume habitable. L’espace intérieur, ainsi que la modularité sont les points forts du véhicule. A l’arrière, on est installé sur des sièges rehaussés de 7,5 cm par rapport à ceux de l’avant, ce qui nous offre un bon champ de vision. Les bagages, eux, logent dans un coffre assez volumineux de 384 litres et pouvant cuber jusqu’à 1056 litres, une fois qu’on rabat dossiers et banquette. Ergonomique, le poste de conduite plaît également par sa présentation, avec notamment cette gigantesque casquette qui coiffe la planche de bord.
En revanche, on apprécie moins le toucher dur des plastiques… Mais c’est du solide et la qualité d’assemblage est assez bonne dans l’ensemble. Sans être sous-équipé, le YRV offre le principal en matière de confort, avec notamment : la direction assistée, la climatisation, ainsi que la commande électrique pour les rétroviseurs et les quatre vitres. C’est plutôt minimaliste, mais suffisant pour faire du YRV un bon compromis, tant à l’achat qu’à l’utilisation.
En effet, animée par un trois-cylindres de 989 cm3, cette petite Japonaise est avant tout une voiture économique à la pompe, avec une consommation mixte établie à quelque 5,6 l/100 km. Une qualité qui découle du fameux système précité (distribution variable d’ouverture des soupapes), mais qui n’empêche pas d’avoir un minimum de répondant lors des dépassements. Côté comportement routier, l’auto n’a pas révélé de lacune particulière, offrant un certain confort à bord et se montrant assez rassurante au niveau du freinage, qui se dispense toutefois d’ABS. En revanche, lors des passages en courbes, l’YRV accuse un léger roulis. Mais c’est là une caractéristique propre et conséquente à tous les véhicules à architecture haute, 4×4 compris, qui affichent une certaine sensibilité au vent latéral, notamment dans les virages.
Ceci étant, la ville reste le terrain de prédilection de cette voiture. En effet, très compact, l’YRV se faufile sans embûche ici et là, fort de son faible rayon de braquage qui facilite autant le «demi-tour», que le stationnement. Les manoeuvres de ce dernier sont même encore plus facilitées grâce au radar de recul, qui se manifeste par des bips à l’approche d’un obstacle, lorsqu’on passe la marche arrière. C’est là un équipement inédit dans la catégorie des citadines et dont dispose l’YRV dans cette version (la «Clim»).

Le verdict :
A mi-chemin entre citadine et mini-monospace, l’YRV véhicule une nouvelle image pour Daihatsu, une marque qui gagne beaucoup à être connue au Maroc.
Fort d’une ligne extérieure plutôt audacieuse et d’un intérieur assez spacieux, l’YRV plaira également par sa maniabilité en ville et son aisance à évoluer dans les encombres du trafic. Mais l’YRV est aussi et surtout une bonne affaire côté finances. Vendu à 117.900 DH TTC (peinture métallisée comprise) et animé d’un petit bloc de 1 litre, il se contente de 5,6 l/100 km en moyenne et reste assorti d’une garantie de trois ans. Cela sans oublier que Daihatsu est une marque appartenant à la famille Toyota, elle-même très réputée pour sa fiabilité mécanique.

La technique :
3 cylindres en lignes. 989 cm3. Essence à injection électronique par distribution variable. 55 ch/88 Nm. Boîte mécanique à 5 rapports. Environ 5,6 l/100 km en consommation moyenne. Vitesse maxi non communiquée. Jantes en acier et pneus de 14 ».

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