Discovery III TDV6 : Costaud et branché

Discovery III TDV6 : Costaud et branché

Ayant raflé quelque 32 distinctions internationales, dont celle du trophée -très prisé- de «4×4 de l’année 2005», la troisième génération du Land Rover Discovery peut cependant intriguer à plus d’un titre. On peut en effet se demander si ce 4×4 a hérité de ses deux devanciers leurs remarquables capacités de franchissement.
On aimerait également pénétrer son habitacle pour l’évaluer et voir si le constructeur a vraiment consenti des efforts en matière de qualité de présentation et de finition… et surtout voir ce que vaut son nouveau bloc Diesel sur la route. C’est plutôt aux deux dernières questions auxquelles nous nous sommes attelés à répondre. Mais avant de passer à bord et prendre le volant, un retour descriptif sur ce véhicule s’impose. Très réussi esthétiquement, le Discovery III fait rapidement oublier le look désuet de celui qu’il remplace. Pourtant, il est toujours aussi carré. Une constatation valable aussi bien pour la partie arrière que pour la face avant. Sauf que cette dernière a clairement été inspirée du grand frère, le Range Rover. On y retrouve notamment de magnifiques blocs à deux projecteurs enchevêtrés et une large calandre rectiligne. Le reste de la ligne se caractérise par des flancs épurés, un pavillon arrière légèrement surélevé. Très stylé, le hayon est toujours vertical, mais s’ouvrant en deux parties. Mesurant 4,84 m de longueur sur environ 2 m de largeur, le Discovery III est surtout haut comme un petit camion, culminant à un peu moins de 1,90 m. Même que lorsqu’on double un autre 4×4 à bord du Discovery III, on doit légèrement pencher la tête pour voir son conducteur. Une sensation presque amusante. C’est clair: par sa stature, ce 4×4 impose le respect.
Mais sous l’élégant costume de britannique costaud et branché du «Disco» III, se cache un authentique tout-terrain. Ainsi, à l’exception de la structure échelle qui n’a pas été reprise, ce 4×4 est pourvu de tous les attributs nécessaires pour évoluer sur terrain difficile : suspension indépendante aux quatre roues, garde au sol généreuse, contrôle d’adhérence en descente (HDC) et transmission intégrale permanente associée à deux gammes de rapports (courts et longs).
A cela, la finition «SE» (de notre véhicule d’essai) ajoute une suspension pneumatique, ainsi que le fameux «Terrain Response». La première permet de faire varier la garde au sol de 18,5 à 24 cm, tandis que la seconde offre une motricité et une adhérence optimisées. Cela grâce à une commande située en bas de l’accoudoir central et permettant au conducteur de choisir entre cinq modes en fonction du terrain rencontré: «conduite normale», «terrain glissant», « boue-ornières», «sable» et «rocaille». C’est le must électronique et high-tech en matière d’aides à la conduite en tout-terrain.
Mais parce que la grande majorité des acheteurs de 4×4 franchissent rarement autre chose que des trottoirs, nous nous sommes donc cantonnés à l’aventure dans la «jungle urbaine», c’est-à-dire en ville. Et là, surprise ! Bonne bien sûre. Le Discovery est presque aussi agile qu’une berline. Et pour cause, les 190 chevaux qui sommeillent sous le capot de cette version 2.7 TDV6 n’hésitent pas à se réveiller en sursaut pour galoper et faire bouger les 2,7 tonnes du véhicule. Résultat: le Discovery accélère avec une facilité déconcertante, faisant oublier qu’on est à bord d’un 4×4 assez lourd et carburant au Diesel. Et en parlant de consommation, le Discovery n’est cependant pas un exemple de sobriété. Comptez près de 12 l/100 km de gazole en cycle urbain. Autre critique, dans le milieu citadin toujours, l’encombrement du véhicule, qui n’est pas pour lui faciliter les manœuvres de stationnements. C’est peut-être une question d’habitude…
Reste à signaler un habitacle qui respire le luxe et la qualité de fabrication, mais surtout qui a bien tiré profit des côtes extérieures. A tel point que le volume intérieur du Discovery fait penser à celui d’un luxueux monospace. En effet, il intègre sur cette finition, une troisième rangée de sièges faciles à dégager ou à éclipser. Luxueux, le Disco l’est également par ses nombreux équipements. Sur cette livrée «SE», on a droit, entre autres, à la climatisation automatique multi-zones, un système audio haute performance (Harman Kardon avec chargeur 6 CD en façade, 8 HP et un subwoofer), le régulateur de vitesse, l’ordinateur de bord… En outre, le conducteur profite de quelques fonctions électroniques pratiques, telles que le radar de stationnement, le détecteur de pluie, ou encore l’allumage auto des phares Bi-Xénon. Enfin côté sécurité, le Discovery reçoit 8 airbags et intègre un système d’alarme pour se protéger contre le vol.


Le verdict :
Bien qu’il joue dans la cour des gros 4×4 de luxe, le Discovery n’a pas vraiment de concurrent direct, puisqu’il peut fièrement revendiquer le statut du tout-terrain le plus polyvalent du moment. Car, tout en étant un pur franchisseur, il peut offrir des prestations qui le rapprochent quelque peu d’une berline. Normal, il a progressé sur tous les points… y compris en terme de prix. C’est d’ailleurs les 705.000 Dhs nécessaires à l’achat de cette version TDV6 «SE» qui pourrait entacher un tableau si idyllique. Mais, à comparer par exemple avec un Toyota Land Cruiser HDJ 100 (affiché à 739.000 Dhs), le Discovery apparaît nettement plus compétitif.

La technique :
6 cylindres en V. 2720 cm3. Turbo Diesel à injection directe par rampe commune 24 soupapes. 190 ch/440 Nm. Boîte manuelle à 6 rapports. Transmission intégrale permanente avec boîte de transfert, blocage de différentiel central et «Terrain Response» (adaptateur au terrain). Garde au sol : de 18,5 à 24 cm. 9,4 l/100 km en consommation mixte. 180 km/h en vitesse de pointe. ABS + EBA (amplificateur) + EBD (répartiteur) + CBC (contrôle de freinage en courbe). ETC (antipatinage) + DSC (Contrôle dynamique de stabilité) + HDC (Contrôle d’adhérence en descente) + ARM (Contrôle actif anti-roulis). Jantes alu et pneus de 18 pouces.

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