Economie : DaimlerChrysler, peu stratégique

Rien ne va plus au sein de DaimlerChrysler. A la surprise générale, ce dernier a finalement refusé de renflouer les caisses de Mitsubishi, dont il détient 37 % du capital. De ce fait, le groupe germano-américain va se séparer du constructeur japonais, quelque peu en difficulté ces temps-ci. Sur le plan boursier, cette séparation a eu pour effet de doper l’action « DC » de 9 % à Francfort et de faire fortement chuter celle de MMC (Mitsubishi Motors Compagny) à Tokyo.
Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce désengagement pourrait plus être préjudiciable pour le géant automobile (propriétaire de Mercedes notamment), qui voit remises en cause ses perspectives de développement sur le marché asiatique. Le Japonais, lui, n’a aucun souci à se faire quant à sa survie financière, puisqu’à peine ce divorce annoncé, trois grandes filiales du conglomérat Mitsubishi (Mitsubishi Heavy Industries, Mitsubishi Corporation et la banque The Bank of Tokyo-Mitsubishi) ont décidé de volé à la rescousse de la division automobile du même nom, en prévoyant revoir leur stratégie pour libérer des ressources et revitaliser MMC. Ce dernier, dont la dette s’est élevé à 726 milliards de yens (5.7 milliards d’euros) fait surtout les frais d’une mésentente entre les diffringents actionnaires du groupe DaimlerChrysler, à commencer par Juergen Schrempp. Il faut savoir que ce dernier, patron du groupe, était lui même à l’origine du rapprochement avec Mitsubishi en 2000.
Aujourd’hui, cette décision de séparation constitue un cuisant échec pour sa politique et un véritable revers de son tempérament intransigeant, au point où son avenir était à l’ordre du jour lors du dernier conseil de surveillance de DaimlerChrysler, la semaine dernière. Juste une question de débat, car Juergen Schrempp a verrouillé son poste en obtenant il y a deux mois une prolongation de trois ans de son contrat, jusqu’en 2008. En plus de cela, il faut préciser qu’il bénéficie surtout d’un soutien indéfectible du président du conseil de surveillance, Hilmar Kopper. Pour sa part, Mitsubishi est de moins en moins déficitaire, grâce à ses nouveaux modèles. Le monospace Grandis et la citadine Colt seront ses principales nouveautés pour renouer avec les bénéfices.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *